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Poésie Japonaise

MARQUE PAGE

14 Mai 2025, 08:16am

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Dans notre existence il est possible de faire des arrêts sur image comme celui que je vous propose de regarder en attendant mon retour sur le blog car, attiré par le soleil, je pars faire une cure de lumière et vous rapporterai un précieux sac chargé de consonnes et majuscules transformées en phrases baignées de joie.

 

BONNE VACANCES ET A BIENTÔT chers blogueuses et blogueurs et visiteurs d’un jour.

 

Philémon

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JOUR DES GARÇONS (célèbre fête du Japon)

4 Mai 2025, 16:27pm

Carpe de papier , estampe de Utagawa Hiroshige

Carpe de papier , estampe de Utagawa Hiroshige

La fête des garçons au Japon s’appelle Kodomo no Hi , ce qui signifie Jour des Enfants. Elle est célébrée le 5 mai et fait partie de la Golden Week.

À l'origine, cette fête était appelée Tango no Sekku qui célébrait traditionnellement les garçons, tandis que les filles avaient leur propre fête, Hinamatsuri (3 mars).

Aujourd’hui, Kodomo no Hi est officiellement un jour férié pour célébrer tous les enfants, mais dans la pratique, il reste fortement lié aux garçons.

  1. Les Koinobori :

    Célèbres manches à air en forme de carpes

    • Les familles accrochent des banderoles en forme de carpe à l'extérieur de leur maison.

      Chaque carpe représente un membre de la famille :

      • Noire (Magoi) : Le père

        Rouge (Higoi) : La mère

        Bleue, verte, orange… : Les enfants

      La carpe est un symbole de persévérance et de succès, inspiré d'une légende chinoise où une carpe remonte une cascade et devient un dragon.

    Les guerriers samouraïs et casques (Kabuto)

    • Les familles exposent des casques de samouraï ou des figurines de héros comme Momotarō (le garçon-pêche) pour symboliser la force et la bravoure.

    Les plats traditionnels

    • Kashiwa Mochi :

      Mochi fourré à la pâte de haricots rouges, enveloppé dans une feuille de chêne, qui symbolise la prospérité familiale.

      Chi maki :

      Riz gluant enveloppé dans des feuilles de bambou, une coutume inspirée de la Chine.

  • Kodomo no Hi (5 mai) - Met en avant la bravoure, la force et l’ambition pour les garçons.

    Hinamatsuri (3 mars) - Célébration de la grâce et du bonheur des filles avec des poupées élégantes.

Même si Kodomo no Hi est censé fêter tous les enfants, ce jour reste fortement associé aux garçons et à leurs aspirations.

Poèmes tankas composés par Philémon

Espoir des familles


Carpes dans le vent
Flottent sous un ciel d’azur
Loin des rivières
Elles dansent et s’élèvent
Comme nos rêves d’enfant


Énergiquement
Le vent souffle en rafales
Les mâts s’élancent
Portant l’espoir des pères
Sur les ailes du printemps


Le casque doré
Brille sous le soleil clair
Fier héritage
L’âme du samouraï
Vibre encore dans nos cœurs

 

 

Sur la colline

Le soleil couchant valse

Dans les rizières

Plusieurs carpes de papier

Plongent au cœur du ciel

 

 

Ko domo no Hi
Fête de mille espoirs
Le vent soulève
Nos désirs d’aventure
Comme une mer sans limite

 

Philémon

 


 

JOUR DES GARÇONS (célèbre fête du Japon)

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PREMIER JOUR DE MAI AU JAPON

1 Mai 2025, 07:39am

Nacelles dans la province de Hida, estampe de Utagawa Hiroshige.

Nacelles dans la province de Hida, estampe de Utagawa Hiroshige.

Au Japon, le 1er mai n'est pas un jour férié officiel comme dans beaucoup d'autres pays où il est associé à la fête du Travail. Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien.

Contrairement à la France ou d'autres pays européens, le Japon ne reconnaît pas officiellement le 1er mai comme un jour férié. Les gens travaillent donc normalement, sauf si leur entreprise choisit de leur donner ce jour-là.

Le 1er mai tombe en plein milieu de la Golden Week qui est une série de jours fériés très populaires au Japon :

  • 29 avril : Shōwa no Hi (anniversaire de l'empereur Shōwa)

  •  

  • 3 mai : Kenpō Kinenbi (jour de la Constitution)

    4 mai : Midori no Hi (jour de la nature)

    5 mai : Kodomo no Hi (fête des enfants)

  • C’est pour cette raison que bon nombre de Japonais prennent des congés à ce moment-là.

    Toutefois, il y a bien des manifestations et rassemblements syndicaux dans certaines grandes villes (comme Tokyo ou Osaka), mais qui sont généralement modestes comparées à ce qu'il se passe en Europe.

    Beaucoup de gens profitent de cette période pour voyager, rendre visite à leur famille, se détendre ou participer à des festivals saisonniers.

    L’offrande de muguet n’est pas une tradition japonaise pour le 1er mai.

    Cette coutume est typiquement française : en France, on offre du muguet comme porte-bonheur depuis le début du XXe siècle, en lien avec la fête du Travail.

    Au Japon, cette tradition n’a pas été adoptée culturellement, même si :

  • Le muguet (suzuran en japonais) existe au Japon, notamment dans les régions tempérées.

    Il est apprécié pour son esthétique et son parfum, mais sans lien symbolique avec le 1er mai.


  •  

    Le Japon a une relation très profonde, presque spirituelle, avec les fleurs

    Elles marquent les saisons, les émotions, les symboles culturels, et sont même associées à chaque mois de l’année.

    Voici un petit voyage floral à travers le calendrier japonais :


     

    Les Fleurs du Mois (hanagoyomi)

    Traditionnellement, chaque mois a une ou plusieurs fleurs associées :

    Janvier : (Ume) Prunier
  • Symbole : renouveau, courage

    Ces fleurs apparaissent en plein hiver, annonçant le printemps.

  • Février : (Tsubaki) Camélia
  • Symbole : élégance, noblesse

    Très populaire dans la poésie japonaise.

  • Mars : (Nanohana) Fleurs de colza
  • Symbole : espoir, arrivée du printemps

  • Avril : (Sakura) Cerisier en fleurs
  • Symbole : beauté éphémère, renouvellement, fragilité de la vie

    Le hanami est une tradition majeure où les gens pique-niquent sous les cerisiers en fleurs.

  • Mai : (Shōbu) Iris ou (Botan) Pivoine
  • Symbole : force, bravoure (surtout pour le Kodomo no Hi, fête des enfants)

    Parfois aussi :(Fuji) – Glycine : symbole d’amour, grâce

  • Juin :(Ajisai) Hortensia
  • Symbole : gratitude, humeur changeante (comme la saison des pluies)

  • Juillet : (Asagao) Ipomée
  • Symbole : amour éphémère, été léger

  • Août : (Himawari) Tournesol
  • Symbole : chaleur, loyauté, énergie

  • Septembre :(Kiku) Chrysanthème
  • Symbole : longévité, noblesse – aussi emblème impérial !

  • Octobre : (Kinmokusei) Osmanthus (arbuste persistant)
  • Parfum doux proche du jasmin, nostalgique, très lié à l’automne japonais

  • Novembre :(Momiji) Feuilles d’érable rouges
  • Pas une fleur, mais un symbole poétique majeur de l’automne, très apprécié pour leur flamboyance.

  • Décembre :(Tsubaki) à nouveau le camélia, ou (Suisen) Narcisse
  • Symbole : pureté et résilience hivernale

     

  • Hanami : Pique-nique sous les cerisiers en mars/avril

    Hana Matsuri : Le 8 avril, fête florale pour célébrer la naissance de Bouddha

    Wisteria Festival (Fuji Matsuri) : Début mai, très apprécié à Ashikaga ou Kawachi

 

 

Tankas composés par Philémon

 

« Sans défilé »

 

Premier mai passe
Sans cortège ni discours
Dans le silence
Fleurit le vieux cerisier
Oublié du bruit du monde

Pas de banderole
Mais un jardin bien tenu
Et des mains usées
L’ombre d’un jour de repos
Sans le dire se repose


Golden Week arrive
Les trains bondés vers l'ailleurs
Le premier mai passe
Comme un courant dans la mer
Sans laisser de trace claire

Fête du travail
Ici l'on salue plutôt
Les kamis* du mois
Le labeur reste discret
Offert sans grand manifeste

*Kami : divinité ou esprit dans la religion shintoïste

 

Philémon

 

 

  •  

PREMIER JOUR DE MAI AU JAPON

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SHOWA NO HI JOUR ANNIVERSAIRE DU RÈGNE DE L’EMPEREUR AU JAPON

28 Avril 2025, 15:51pm

Anciens Empereurs

Anciens Empereurs

Le Shōwa no Hi , ou Jour de Shōwa, est un jour férié au Japon célébré le 29 avril.

Avant 1989 : Cette date était célébrée comme l'anniversaire de l'Empereur Hirohito.

1989-2006 : Ce jour a été renommé en Journée verte (Midori no Hi), car l’empereur était passionné par la nature.

Depuis 2007 : Le nom Shōwa no Hi a été rétabli pour encourager la réflexion sur l’ère Shōwa, une période marquée par des événements majeurs comme la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction du Japon et son essor économique.

Ce jour est une occasion de se remémorer les événements de l’ère Shōwa, à la fois ses tragédies et son développement.

Il marque aussi le début de la Golden Week, une série de jours fériés consécutifs très appréciés des Japonais.

La Golden Week dure en général du 29 avril au 5 mai, mais selon le calendrier et les week-ends, elle peut être prolongée. Voici les jours fériés qui la composent :

  • 29 avril : Shōwa no Hi : Jour de Shōwa

    3 mai : Kenpō Kinenbi : Jour de la Constitution

    4 mai : Midori no Hi : Journée verte

    5 mai : Kodomo no Hi : Jour des Enfants

Quand ces dates tombent un mardi ou un jeudi, le gouvernement peut ajouter un jour de congé compensatoire pour prolonger la période.

Beaucoup de Japonais prennent aussi des congés supplémentaires pour faire le pont et profiter d’une vraie pause.

C’est une des plus grandes périodes de voyage au Japon : les trains, hôtels et avions sont bondés, et les familles en profitent pour visiter des temples, faire du tourisme ou simplement se détendre.

De nos jours, Showa no hi est considéré comme un jour de commémoration sur les faits passés qui ont marqué l’histoire du Japon :

Cette journée est destinée à encourager la paix et l’unité à la lumière des évènements du siècle précédent.

La famille impériale possède « Trois Trésors Sacrés du Japon, aussi appelés les Trois Regalia Sacrés ( Sanshu no Jingi) ».


Ce sont des objets mythiques liés à la légitimité impériale, et en effet, ils sont tenus extrêmement secrets : personne (en dehors du cercle impérial très restreint) ne les voit réellement.

Voici ce qu'ils sont :

  1. - Le miroir de Yata ( Yata no Kagami)
    Symbole de la
    sagesse.
    Il est conservé au sanctuaire d'Ise (Ise Jingū). Le miroir serait censé représenter l'honnêteté et la pureté.

    - L'épée de Kusanagi ( Kusanagi no Tsurugi)
    Symbole du
    courage.
    Cette épée est censée être conservée au sanctuaire d'Atsuta à Nagoya. Selon la légende, elle aurait été trouvée dans la queue d'un dragon à huit têtes tué par le dieu Susanoo.

    - Le joyau de Yasakani ( Yasakani no Magatama)
    Symbole de la
    bienveillance et de la bonté.
    Il s'agit d'une sorte de perle incurvée (magatama), conservée au palais impérial de Tokyo.

Ils sont si sacrés que même pendant les cérémonies d'intronisation d'un empereur, on les présente dans des boîtes fermées, sans jamais les montrer directement.
Beaucoup de gens pensent d'ailleurs qu'on ne sait même pas s'ils sont encore les objets originaux ou des copies très anciennes.

 

Un peu d’histoire :

Leur origine viendrait directement de la mythologie japonaise, notamment des récits du Kojiki et du Nihon Shoki , les deux plus anciens textes historiques et mythologiques du Japon (VIIIe siècle).

Voici le mythe résumé :

Au début, il y a la déesse du Soleil, Amaterasu
Un jour, celle-ci se fâche contre son frère turbulent, le dieu Susanoo , dieu des tempêtes.
Susanoo détruit ses rizières, tue un de ses chevaux sacrés... bref, il sème le chaos.
Amaterasu, furieuse et triste, se cache dans une grotte (Ama-no-Iwato), plongeant ainsi le monde dans les ténèbres.

Pour la faire sortir, les autres dieux organisent une fête bruyante et comique devant la grotte.
Curieuse, Amaterasu jette un œil... et à ce moment-là, les dieux l'attrapent et referment la grotte derrière elle, ramenant la lumière sur Terre.

Après ces événements, pour restaurer l'ordre, Amaterasu donne trois objets sacrés à son petit-fils, Ninigi-no-Mikoto qui est envoyé sur Terre pour gouverner et apporter la civilisation aux humains.

Il aurait mené une expédition depuis l'île de Kyūshū vers l'est pour fonder son royaume dans la région du Yamato (l'actuelle préfecture de Nara).


Les trois trésors qu’elle lui donne sont :

  • Le Miroir de Yata

    Le Joyau de Yasakani

    L’Épée de Kusanagi

     

    Les Trois Trésors Sacrés venant directement des dieux japonais sont censés légitimer le pouvoir impérial comme étant "donné par le ciel".

Ninigi descend sur Terre (c’est ce qu'on appelle la "Descente du Ciel", Tenson kōrin).
Son arrière-petit-fils, Jinmu , est considéré dans la tradition japonaise comme le premier empereur légendaire du Japon, ce qui explique la raison pour laquelle la lignée impériale est honorée comme d'origine divine.

Selon le Nihon Shoki, Jinmu serait monté sur le trône le 11 février 660 avant J.-C.
(C'est pour cette raison que le Japon célèbre chaque 11 février le Kenkoku Kinen no Hi – la "Journée de la Fondation nationale").

Cela est relaté est dans les deux plus anciennes chroniques japonaises : le Kojiki (712) et le Nihon Shoki (720).

Cependant, les historiens modernes pensent qu'il s'agit d'un personnage mythique plutôt qu'historique, car il n'y a pas de preuves archéologiques solides de son existence, et les dates sont probablement symboliques, créées pour légitimer la dynastie impériale japonaise.

Cérémonie au Palais Impérial

Cérémonie au Palais Impérial

Remise des Trésors

Remise des Trésors

L'épée de Kusanagi et le Miroir de Yata

L'épée de Kusanagi et le Miroir de Yata

Les trois trésors

Les trois trésors

Amaterasu

Amaterasu

Jinmu Tenno

Jinmu Tenno

JOUR DE L’ANNIVERSAIRE DU RÈGNE DE L’EMPEREUR

Poèmes composés par Philémon

Haïbun
Souvenirs d'une ère

Le vent souffle doucement sur les rues bordées de cerisiers tardifs. Le Japon se souvient : une époque de guerres, puis de renaissance. Dans les temples, des moines chantent en mémoire du passé. Certains déposent des chrysanthèmes blancs devant les monuments de l’empereur. D’autres, simplement, lèvent les yeux vers le ciel, cherchant à comprendre le poids du temps.

Ce jour de Shōwa
Les nuages filent au loin
Ombres allongées

Réflexion au jardin impérial

Dans les jardins du Palais impérial, les visiteurs marchent lentement. Le soleil d’avril éclaire les étangs où nagent des carpes rouges. Un vieil homme raconte à son petit-fils l’après-guerre, les mains tremblantes sur sa canne. Les années ont passé, et le Japon a changé, mais aujourd’hui, on se souvient encore.

Journée de printemps
Même sur les carpes du lac
Tombe une ombre

Haïkus pour Shōwa no Hi
Jour de mémoire

 

Le jour de Shōwa
Très lentement s’écoule
Comme un murmure

 

Entre passé et avenir

 

Un vent fantasque
Caresse la pierre polie
De ces temps anciens

 

Japon en paix
 

Sous le soleil clair
L’ombre lointaine de Shōwa
Vibre doucement


 

Hommage impérial

 

Chrysanthèmes blancs

Dans chacun des pétales

Est une prière

 

Philémon

 

SHOWA NO HI  JOUR ANNIVERSAIRE DU RÈGNE DE L’EMPEREUR AU JAPON
SHOWA NO HI  JOUR ANNIVERSAIRE DU RÈGNE DE L’EMPEREUR AU JAPON

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LA FÊTE DE PÂQUES AU JAPON LE 20 AVRIL 2025

19 Avril 2025, 19:39pm

LA FÊTE DE PÂQUES AU JAPON LE 20 AVRIL 2025

Pâques au Japon n'est pas populaire comme dans d'autres pays, beaucoup de gens n'ont aucune idée de son existence. En effet, le nombre de chrétiens au Japon est inférieur à 5%.

Ironiquement, Noël, même s'il s'agit d'une fête chrétienne, est beaucoup évoqué et célébré au Japon, bien que d'une manière différente.

Pâques en japonais s'appelle fukkatsusai  où fukkatsu signifie résurrection et sai signifie festival. La fête peut aussi être appelée « iisutaa » dérivé de l'anglais « easter ».

À Tokyo, la fête de Pâques n'est pas une célébration traditionnelle japonaise, donc elle n’est pas largement observée comme dans les pays chrétiens.

Cependant, avec l’influence croissante de la culture occidentale et la popularité des événements saisonniers, certaines formes de célébration existent, surtout dans les contextes commerciaux, familiaux ou internationaux.

Voici comment on célèbre Pâques à Tokyo :

  • Grands magasins comme Seitan, Takashimaya ou Mitsukoshi proposent des décorations de Pâques, des chocolats en forme d’œufs ou de lapins, et des articles saisonniers.

    Parcs d’attractions comme Tokyo Disneyland ou Sanrio Puroland organisent souvent des événements de Pâques avec des chasses aux œufs, des spectacles spéciaux et des décorations thématiques.

    Hôtels et cafés peuvent offrir des brunchs spéciaux de Pâque ou des desserts décorés dans le thème.

  • Les églises chrétiennes, comme Tokyo Union Church, St. Mary’s Cathedral ou d'autres églises protestantes et catholiques, organisent des messes spéciales, des veillées pascales, et parfois des repas communautaires pour célébrer la résurrection du Christ.

    Il y a aussi des événements pour enfants dans certaines paroisses, comme des chasses aux œufs ou des ateliers manuels.

  • De nombreuses écoles internationales et communautés d’expatriés organisent des chasses aux œufs, des ateliers de décoration d’œufs, ou même des pièces de théâtre religieuses.

    Des groupes comme Meetup, ou des centres communautaires, peuvent accueillir des événements de Pâque pour les familles étrangères vivant à Tokyo.

Même si ce n’est pas une fête religieuse majeure au Japon, on retrouve des lapins, œufs colorés, et fleurs de printemps dans les vitrines et les centres commerciaux

Comme toute fête importée, Pâques s’intègre progressivement à la culture japonaise en s’adaptant aux sensibilités locales.

La période de Pâques coïncide souvent avec le hanami, la floraison des cerisiers, une des traditions les plus chéries au Japon.

 

Les marques en profitent pour associer ces deux événements et créer des produits exclusifs.

Ainsi, des confiseries aux saveurs de sakura voient le jour, et des œufs de Pâques aux emballages inspirés des fleurs de cerisier sont vendus en éditions limitées.

Certains restaurants et boulangeries proposent des menus spéciaux où se mêlent traditions de Pâques et délices japonais, comme des gâteaux en forme de lapin au parfum de fraise et de haricot rouge.

Bien que Pâques soit une fête relativement confidentielle au Japon, son essor commercial et culturel montre une adoption progressive. L’intérêt grandissant des Japonais pour les festivals étrangers et l’influence du tourisme contribuent à l’expansion de cette célébration.

Avec le temps, il est probable que Pâques trouve une place plus importante dans la société japonaise, non pas sous sa forme religieuse, mais comme une fête festive et gastronomique, où créativité et esthétisme japonais transforment cette tradition occidentale en une expérience unique.

LA FÊTE DE PÂQUES AU JAPON LE 20 AVRIL 2025

Poèmes composés par Philémon :

Haï bun

Pâques à Tokyo

Ce matin-là, le ciel de Tokyo était lavé par une pluie fine. Les cerisiers bordant la rivière Sumida frémissaient sous le vent tiède. Dans une petite pâtisserie de Shimokitazawa, des œufs en chocolat, décorés à la main, brillaient derrière la vitrine. Une fillette joyeuse, oreilles de lapin sur la tête, tendait la main vers l’un d’eux.
Ce n’est pas la Pâques de mon enfance. Mais ici, entre temples et néons, le renouveau prend une autre forme, douce et discrète.

Dans les cerisiers
Un œuf doré oublié
Un lapin caché
LA FÊTE DE PÂQUES AU JAPON LE 20 AVRIL 2025
Tanka

L’odeur du mochi
Mélangée au chocolat
Au pied d’un torii
Les enfants cherchent en riant
Des œufs cachés par les dieux

Cloche virtuelle
Shibuya, dans le métro
Pâques en pixels
Et pourtant les fleurs tombent
Comme de saints confettis

Kyoto en voyage
Le lapin en peluche dort
Contre son épaule
Les cloches de France sonnent
Dans le brouhaha du train

Lever de soleil
Sur l’île artificielle
Un œuf peint glisse
Sur le sable d’Odaiba
Comme un rêve occidental

Philémon

LA FÊTE DE PÂQUES AU JAPON LE 20 AVRIL 2025

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SUMO suite et fin.

31 Mars 2025, 09:39am

Estampe de Kuniyoshi Utagawa , portrait d'un yokozuna (Grand champion)

Estampe de Kuniyoshi Utagawa , portrait d'un yokozuna (Grand champion)

Gyoji (l'arbitre en costume traditionnel)

Gyoji (l'arbitre en costume traditionnel)

Les lutteurs doivent prendre énormément de poids pour être plus lourds et stables sur le dohyō. Leur plat principal est le chankonabe, un ragoût hyperprotéiné.

Composition du Chankonabe :
  • Viande : Poulet (traditionnel), bœuf, porc.

    Poisson et fruits de mer : Saumon, crevettes, etc.

    Légumes : Chou, champignons, poireaux, carottes.

    Tofu et nouilles : Sources de protéines et glucides.

    Bouillon : À base de dashi, miso ou sauce soja.

Les lutteurs accompagnent souvent cela de grandes quantités de riz et de bière pour augmenter leur apport calorique.

Le poids des sumotori varie énormément selon leur style de combat et leur morphologie :

  • Poids moyen en division Makuuchi : 150 à 160 kg

    Les plus légers : Autour de 110 kg (certains lutteurs misent sur la vitesse plutôt que la masse).

    Les plus lourds : Tokushoryu (190 kg), Akebono (233 kg), Orora (292 kg !)

À titre de comparaison, un sumotori moyen pèse 2 fois plus qu’un rugbyman et 3 fois plus qu’un homme japonais moyen (65 kg).

La formation d’un lutteur de sumo commence très jeune et dure toute sa carrière, mais voici les étapes principales :

1. Entrée dans une écurie (Heya)
  • Les jeunes recrues, appelées shin-deshi, entrent dès 15-16 ans après le collège.

    Ils rejoignent une écurie (heya) dirigée par un ancien lutteur (oyakata).

    Aucune formation académique n’est requise, mais les lutteurs venant d’universités peuvent entrer plus tard (vers 21-23 ans).

2. Formation intensive (1 à 5 ans)

La première année est la plus dure, avec un entraînement quotidien épuisant :

  • Réveil à 5h du matin

    4-5 heures d’entraînement (exercices de souplesse, combats, répétition de chutes).

    Tâches ménagères et service aux lutteurs plus anciens.

    Alimentation stricte avec des repas hypercaloriques.

    Pas de liberté personnelle : Pas de téléphone, peu de sorties.

Les plus talentueux atteignent la division Jūryō en 3-5 ans, mais certains mettent 10 ans ou ne montent jamais.

3. Accession à l’élite (Makuuchi)
  • Seuls quelques élus atteignent la division Makuuchi.

    Temps moyen pour atteindre l’élite : 5 à 10 ans après l’entrée.

    Progression basée sur les résultats : Les défaites peuvent faire redescendre un lutteur dans les divisions inférieures.

4. Fin de carrière et retraite
  • La plupart des sumotori prennent leur retraite entre 35 et 40 ans.

    Les meilleurs deviennent entraîneurs (oyakata) dans leur écurie.

    D’autres ouvrent des restaurants, travaillent à la TV ou deviennent commentateurs.

En résumé :


Début : 15-16 ans (ou plus tard pour les universitaires).
Formation intense : 1 à 5 ans pour atteindre un niveau compétitif.
Accession à l’élite : Entre 5 et 10 ans pour atteindre Makuuchi.
Retraite : 35-40 ans en moyenne

 

Tankas composés par Philémon

 

Avant d’affronter
Ils jettent le sel priant
Les dieux de la terre
Puis se figent tels des rocs
Prêts à défier l'infini

 

Dans un court instant
Un choc inévitable
Deux mondes croulent
Un seul lutteur reste droit
L’autre goûte la poussière

 

Au geste du gyoji
Sous la sueur et la peur
Début du combat
Mais déjà dans un éclat
L’un est hors du cercle blanc

 

D’efforts en efforts
Son corps sculpté par le temps
Devient un rempart
Mais dans ses rêves parfois
Il danse léger dans le vent

 

Philémon

Lutteurs de sumo, estampe de Kunisada, trityque, 1860.

Lutteurs de sumo, estampe de Kunisada, trityque, 1860.

Cérémonie de clôture d'un combat.

Cérémonie de clôture d'un combat.

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SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO

28 Mars 2025, 18:09pm

Les lutteurs de sumo Nakogafuchi Kandayû et Takagazi Ichizurô , vers 1790, estampe de Hokusai

Les lutteurs de sumo Nakogafuchi Kandayû et Takagazi Ichizurô , vers 1790, estampe de Hokusai

 

Le sumo remonte à l’Antiquité japonaise et trouve ses racines dans les rituels shintoïstes. Il était pratiqué dans des sanctuaires comme un rite religieux pour divertir les dieux et garantir de bonnes récoltes. Les premières traces écrites datent du 8ᵉ siècle, mais il aurait existé bien avant.

Sous l’ère Edo (1603-1868), le sumo est devenu un sport organisé avec des compétitions régulières, des règles officielles et une hiérarchie stricte.

But du Sumo

Le sumo oppose deux lutteurs dans un cercle appelé dohyō. Le but est de pousser son adversaire hors du cercle ou de lui faire toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Le combat est très bref et dure souvent quelques secondes.

Hiérarchie des Lutteurs (Rikishi)

Les sumotori (lutteurs) appartiennent à une hiérarchie rigide divisée en plusieurs divisions :

  1. Makuuchi (la division élite)

    • Yokozuna (Grand champion) : Le plus haut rang, il n’est atteint qu’après une domination prolongée.

      Ōzeki (Champion majeur) : Juste en dessous du Yokozuna, il doit maintenir des performances élevées pour rester à ce niveau.

      Sekiwake et Komusubi : Des rangs intermédiaires prestigieux.

      Maegashira : Le reste de la division Makuuchi.

       

  2. Jūryō (2ᵉ division professionnelle) :

    Les lutteurs de cette division et au-dessus reçoivent un salaire.

  3. Makushita, Sandanme, Jonidan et Jonokuchi :

    Les divisions inférieures où les jeunes lutteurs font leurs preuves.

Règles et Rituels

  • Avant le combat, les lutteurs effectuent un rituel shinto en jetant du sel pour purifier le dohyō.

    Ils adoptent des postures basses et effectuent un tachiai (choc initial) puissant.

    Les interdictions :

    Pas de coups de poing, d’étranglements prolongés, ni de tirage de cheveux.

    Les combats sont supervisés par un arbitre (gyoji) en tenue traditionnelle.

  • Les lutteurs vivent dans des écuries (heya) sous la tutelle d’un ancien lutteur.

  • La discipline y est stricte :

    Horaires fixes, entraînements rigoureux, et respect des anciens.

     

    Le régime alimentaire repose sur le célèbre chankonabe, un ragoût riche en calories pour favoriser la prise de poids.

  • Bien que traditionnel, le Sumo a évolué et attire des lutteurs du monde entier (Mongolie, Europe, États-Unis). Le Japon organise six grands tournois annuels (Honbasho), et les lutteurs sont suivis comme des célébrités.

    Les lutteurs professionnels de la division Makuuchi (l’élite du sumo) gagnent de l’argent de plusieurs manières :
  • Salaire mensuel:
    • Yokozuna : ~3 millions de yens (environ 18 500 €)

      Ōzeki : ~2,5 millions de yens (environ 15 500 €)

      Sekiwake/Komusubi : ~1,8 million de yens (environ 11 000 €)

      Maegashira : ~1,4 million de yens (environ 8 500 €)

      En dessous de la division Jūryō, il n’y a pas de salaire fixe, les lutteurs sont entretenus par leur écurie.

    • Primes et récompenses

      • Primes de performance :

        Les lutteurs qui font des performances exceptionnelles reçoivent des primes spéciales (Shukun-sho, Gino-sho, Kanto-sho).

        Kenshō-kin (enveloppes de sponsors) :

        Chaque combat important attire des sponsors qui offrent des enveloppes (environ 600 € par enveloppe, et un lutteur peut en gagner plusieurs par combat).

        Prime de tournoi :

        Le gagnant du tournoi reçoit environ 10 millions de yens (~62 000 €), plus des cadeaux (voitures, trophées, etc.).

  • Revenus annexes
  • Publicité et partenariats (surtout pour les Yokozuna et Ōzeki).
    • Retraite et reconversion : Certains deviennent entraîneurs (Oyakata) ou font de la télévision.

 

SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO
Haï bun

Composé par Philémon

La Valse du Vent

Le soleil frappe le sable battu du dohyō. Deux géants se font face, pesants comme des montagnes, légers comme des plumes. Un froissement de sel jeté en offrande. L’air vibre sous la tension. Un éclair, une charge, et l’un d’eux vole hors du cercle, avalé par la poussière.

Au signe du Gyoji*
Le vent danse dans l’arène
Un lutteur s’incline

Haï bun
L’Héritage du Père

Il se souvient du premier jour. Son père, un ancien lutteur, l’avait conduit devant le dohyō. L’odeur du cercle de sable, le silence pesant avant le combat. Aujourd’hui, c’est lui qui s’avance, ceint de son mawashi**, prêt à perpétuer la tradition.

Sur le sol sacré
Les pas de mon père résonnent,
Ma force est sienne.

* le gyoji est l’arbitre

**le mawashi est le pagne porté par les lutteurs de sumo pendant les entraînements et les compétitions.


Philémon
SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO

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LA SAISON DE LA RENAISSANCE

25 Mars 2025, 20:30pm

Le pavillon Kiyomizu et l'étang Shinobazu no ike, à Ueno, estampe de Utagawa Hiroshige

Le pavillon Kiyomizu et l'étang Shinobazu no ike, à Ueno, estampe de Utagawa Hiroshige

Pique nique sous les cerisiers en fleurs

Pique nique sous les cerisiers en fleurs

Tankas

Composés par Philémon

Là-haut dans le ciel 
Un cerf-volant isolé
Danse et tournoie
Un enfant rit aux éclats
Printemps encore poupin

 

Brise sur l’étang 
Un frisson ride l’onde
Avril paisible
Le reflet d’un cerisier
Se perd dans l’eau endormie

 

Veille du printemps 
Un parfum de camélias
Effleure un rêve
Sous la pleine lune pâle
Ce poème voit le jour

 

Philémon

Le parc floral et la montée de Dangozaka à Sendagi, estampe de Utagawa Hiroshige

Le parc floral et la montée de Dangozaka à Sendagi, estampe de Utagawa Hiroshige

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LE PRINTEMPS S'INSTALLE

24 Mars 2025, 09:24am

Jardin d'un temple de Nippori, estampe de Utagawa Hiroshige

Jardin d'un temple de Nippori, estampe de Utagawa Hiroshige

LE PRINTEMPS S'INSTALLE
Hai bun composé par Philémon
Sous les cerisiers

 

Le vent léger emporte les pétales de cerisiers comme une pluie de confettis rosés. Les familles s’installent sous les arbres, partageant bentos et éclats de rire. Le temps suspend son vol, et chacun savoure ce court instant, conscient que demain, peut-être, la pluie viendra effacer ce spectacle.

Éclosion soudaine
Sous la brise matinale
Danse éphémère

 

 

Matin prometteur

 

À l’aube, le temple repose dans une brume légère. Les premières lueurs du jour caressent la mousse des pierres anciennes. Un moine balaie lentement l’allée, ses gestes en harmonie avec le chant lointain du coucou. L’air est empli d’un parfum de pruniers en fleurs, et le printemps s’annonce avec une douceur infinie.

Songe matinal
Le gong du temple vibre
Écho du passé

 

Philémon


 


 

Maison de thé et cerisiers, estampe de Utagawa Hiroshige

Maison de thé et cerisiers, estampe de Utagawa Hiroshige

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Tankas sur le printemps au Japon

22 Mars 2025, 15:05pm

La forêt du sanctuaire de Suijin ,région de Massakiau, au bord de la Sumida, estampe de Utagawa Hiroshige

La forêt du sanctuaire de Suijin ,région de Massakiau, au bord de la Sumida, estampe de Utagawa Hiroshige

Composés par Philémon

 

Sur le mont Fuji 
Neige et fleurs de cerisiers
Printemps en contraste
Le vent unit les saisons
Dans un souffle passager

Là-bas sur la rive
Un couple sous les pétales
Murmures d’amour
La rivière emporte tout
Même les promesses d’hier

Pétales au sol
Tapis de neige rosée
Soupirs d’Éole
Les jours s’effacent ainsi
Fugaces comme les fleurs.


Philémon

 


 

Tankas sur le printemps au Japon

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