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Poésie Japonaise

TOYOTOMI HIDEYOSHI (1ère partie)

15 Septembre 2026, 10:05am

Toyotomi Hideyoshi

Toyotomi Hideyoshi

Toyotomi Hideyoshi

Toyotomi Hideyoshi

LE PETIT HOMME QUI VOULUT CONQUERIR LE JAPON

 

 

Il était une fois, dans une campagne de la province d'Owari, un garçon qui n'était pas destiné à devenir grand.

Il ne naquit ni dans un palais, ni dans une famille de puissants guerriers. Son père, selon les sources traditionnelles, avait été un simple soldat-paysan. Le garçon reçut le nom de Hiyoshi-maru.

Il était petit, vif, laid peut-être, mais surtout incroyablement débrouillard.

On raconte qu'il avait les traits fins et malicieux d'un singe, au point que son premier grand maître, Oda Nobunaga, le surnomma plus tard Saru : « le singe ».

Personne, à cette époque, n'aurait imaginé que ce petit garçon deviendrait un jour le maître du Japon.

Le garçon qui partit sur les chemins

Encore jeune, Hiyoshi-maru quitta son village.

Il connut les routes, les marchés, les auberges et les maisons de guerriers. Il servit différents maîtres avant que le destin ne le conduise auprès d'un jeune seigneur d'Owari : Oda Nobunaga.

Nobunaga était tout son contraire :

Il était grand seigneur, héritier d'une puissante famille, brutal, imprévisible et audacieux. Il méprisait les anciennes habitudes et rêvait lui aussi de soumettre les provinces du Japon.

Le petit serviteur plut à Nobunaga.

Il était toujours là où il fallait être.

Quand on lui confiait une tâche, elle était accomplie.

Quand il fallait trouver une solution, il en trouvait une.

Quand il fallait parler à quelqu'un, il savait comment s'y prendre.

Et surtout, il avait cette qualité rare chez les hommes de pouvoir : il comprenait les autres.

Peu à peu, le petit serviteur devint soldat, puis officier.

Hiyoshi-maru devint Hashiba Hideyoshi.

Et le singe commença son ascension.

Une histoire raconte qu'au cours d'une campagne militaire, Nobunaga devait prendre le château de Sunomata.

Le problème était simple : il fallait construire une forteresse.

Le problème était aussi énorme : cela demandait normalement beaucoup de temps.

Hideyoshi aurait alors imaginé une ruse.

Les éléments du château furent préparés à l'avance, loin des regards. Puis, pendant la nuit, ses hommes les transportèrent et les assemblèrent rapidement sur place.

Au matin, Nobunaga aurait découvert une forteresse là où, la veille encore, il n'y avait rien.

Était-ce réellement un château construit en une seule nuit ?

Les historiens discutent encore les détails.

Mais peu importe.

La légende était née.

Hideyoshi était désormais l'homme capable de faire en quelques jours ce que les autres accomplissaient en plusieurs mois.

Mais dans le Japon des guerriers, le destin pouvait basculer en une nuit.

Nous sommes en 1582.

Oda Nobunaga se trouve à Kyoto, au temple Honnō-ji, avec une petite escorte.

Il se croit en sécurité.

Mais l'un de ses propres généraux, Akechi Mitsuhide, se retourne contre lui.

À l'aube, les troupes d'Akechi encerclent le temple.

Nobunaga comprend qu'il est perdu.

Le grand conquérant se retire dans le bâtiment en flammes.

Et là, dans le feu du Honnō-ji, Oda Nobunaga meurt.

Hideyoshi est alors loin de Kyoto, occupé à combattre les forces de Mōri.

Lorsqu'il apprend la nouvelle, il comprend immédiatement ce que cela signifie.

Son maître est mort.

Le Japon est sans maître.

Et celui qui arrivera le premier à Kyoto pourra peut-être devenir son successeur.

Hideyoshi fait alors quelque chose d'extraordinaire.

Il négocie rapidement avec ses ennemis, conclut une paix provisoire, rassemble son armée et marche à une vitesse prodigieuse vers Kyoto.

Puis il rencontre Akechi Mitsuhide.

À Yamazaki, la bataille est brève.

Mitsuhide est vaincu.

Quelques jours plus tôt, il avait tué Nobunaga.

Quelques jours plus tard, il est mort à son tour.

Et Hideyoshi devient l'homme le plus puissant du Japon.

Mais il reste des rivaux

Hideyoshi n'est pas encore maître du pays.

D'autres grands seigneurs observent son ascension avec inquiétude.

Parmi eux se trouve un homme beaucoup plus discret :

Tokugawa Ieyasu.

Ieyasu ne ressemble pas à Hideyoshi.

Il ne cherche pas à éblouir.

Il attend.

Il observe.

Il sait patienter.

Hideyoshi, lui, avance comme une tempête.

Il gagne bataille après bataille, mais il comprend aussi qu'on ne gouverne pas le Japon uniquement avec une épée.

Alors il emploie une autre arme :

la politique :

Il donne des terres.

Il en retire.

Il marie les familles.

Il accueille les ennemis.

Il transforme certains adversaires en alliés.

Et, surtout, il obtient de la cour impériale des titres prestigieux.

Il devient kanpaku, régent impérial.

Puis, lorsqu'il se retire officiellement, il prend le titre de taikō*

*régent à la retraite.

L'ancien petit serviteur possède maintenant un pouvoir presque sans égal.

Hideyoshi entreprend alors de transformer le Japon.

Il veut savoir qui possède quelle terre.

Combien elle rapporte.

Qui est paysan.

Qui est guerrier.

Il fait procéder à des relevés agricoles.

Il ordonne aussi aux paysans de rendre leurs armes.

C'est la fameuse « chasse aux sabres ».

Désormais, le paysan travaille la terre et le guerrier porte l'arme.

Hideyoshi veut ainsi mettre fin à cette époque où les hommes pouvaient changer de statut et prendre les armes à la faveur des guerres.

Le Japon commence à devenir un pays beaucoup plus rigoureusement organisé.

Et pourtant...

Voici le paradoxe.

Cet homme qui pouvait faire trembler les daimyō aimait passionnément le thé.

Dans une petite pièce silencieuse, devant un bol, quelques gestes suffisaient.

Verser l'eau.

Battre le thé.

Le présenter.

Attendre.

Tout l'opposé du fracas des batailles.

Hideyoshi avait rencontré le grand maître Sen no Rikyū, qui avait donné à l'art du thé une profondeur nouvelle.

Rikyū enseignait la simplicité, la sobriété, l'imperfection.

Hideyoshi, lui, aimait également l'or, la magnificence et les cérémonies grandioses.

Il fit même construire une extraordinaire salle de thé dorée.

On peut presque imaginer la scène :

un homme couvert de pouvoir entrant dans une minuscule pièce où l'on ne possède presque rien.

Et devant lui, un vieil homme lui tendant simplement un bol de thé.

Mais entre les deux hommes, quelque chose se brisa.

En 1591, Hideyoshi ordonna à Rikyū de mettre fin à ses jours.

Nous ne connaissons pas avec certitude la véritable raison de cette décision.

Et le mystère demeure.

Puis Hideyoshi regarda au-delà de la mer

À présent, Hideyoshi avait presque tout obtenu.

Le Japon était unifié.

LE PETIT HOMME QUI VOULUT CONQUERIR LE JAPON

Il était une fois, dans une campagne de la province d'Owari, un garçon qui n'était pas destiné à devenir grand.

Il ne naquit ni dans un palais, ni dans une famille de puissants guerriers. Son père, selon les sources traditionnelles, avait été un simple soldat-paysan. Le garçon reçut le nom de Hiyoshi-maru.

Il était petit, vif, laid peut-être, mais surtout incroyablement débrouillard.

On raconte qu'il avait les traits fins et malicieux d'un singe, au point que son premier grand maître, Oda Nobunaga, le surnomma plus tard Saru : « le singe ».

Personne, à cette époque, n'aurait imaginé que ce petit garçon deviendrait un jour le maître du Japon.

Le garçon qui partit sur les chemins

Encore jeune, Hiyoshi-maru quitta son village.

Il connut les routes, les marchés, les auberges et les maisons de guerriers. Il servit différents maîtres avant que le destin ne le conduise auprès d'un jeune seigneur d'Owari : Oda Nobunaga.

Nobunaga était tout son contraire :

Il était grand seigneur, héritier d'une puissante famille, brutal, imprévisible et audacieux. Il méprisait les anciennes habitudes et rêvait lui aussi de soumettre les provinces du Japon.

Le petit serviteur plut à Nobunaga.

Il était toujours là où il fallait être.

Quand on lui confiait une tâche, elle était accomplie.

Quand il fallait trouver une solution, il en trouvait une.

Quand il fallait parler à quelqu'un, il savait comment s'y prendre.

Et surtout, il avait cette qualité rare chez les hommes de pouvoir : il comprenait les autres.

Peu à peu, le petit serviteur devint soldat, puis officier.

Hiyoshi-maru devint Hashiba Hideyoshi.

Et le singe commença son ascension.

Une histoire raconte qu'au cours d'une campagne militaire, Nobunaga devait prendre le château de Sunomata.

Le problème était simple : il fallait construire une forteresse.

Le problème était aussi énorme : cela demandait normalement beaucoup de temps.

Hideyoshi aurait alors imaginé une ruse.

Les éléments du château furent préparés à l'avance, loin des regards. Puis, pendant la nuit, ses hommes les transportèrent et les assemblèrent rapidement sur place.

Au matin, Nobunaga aurait découvert une forteresse là où, la veille encore, il n'y avait rien.

Était-ce réellement un château construit en une seule nuit ?

Les historiens discutent encore les détails.

Mais peu importe.

La légende était née.

Hideyoshi était désormais l'homme capable de faire en quelques jours ce que les autres accomplissaient en plusieurs mois.

Mais dans le Japon des guerriers, le destin pouvait basculer en une nuit.

Nous sommes en 1582.

Oda Nobunaga se trouve à Kyoto, au temple Honnō-ji, avec une petite escorte.

Il se croit en sécurité.

Mais l'un de ses propres généraux, Akechi Mitsuhide, se retourne contre lui.

À l'aube, les troupes d'Akechi encerclent le temple.

Nobunaga comprend qu'il est perdu.

Le grand conquérant se retire dans le bâtiment en flammes.

Et là, dans le feu du Honnō-ji, Oda Nobunaga meurt.

Hideyoshi est alors loin de Kyoto, occupé à combattre les forces de Mōri.

Lorsqu'il apprend la nouvelle, il comprend immédiatement ce que cela signifie.

Son maître est mort.

Le Japon est sans maître.

Et celui qui arrivera le premier à Kyoto pourra peut-être devenir son successeur.

Hideyoshi fait alors quelque chose d'extraordinaire.

Il négocie rapidement avec ses ennemis, conclut une paix provisoire, rassemble son armée et marche à une vitesse prodigieuse vers Kyoto.

Puis il rencontre Akechi Mitsuhide.

À Yamazaki, la bataille est brève.

Mitsuhide est vaincu.

Quelques jours plus tôt, il avait tué Nobunaga.

Quelques jours plus tard, il est mort à son tour.

Et Hideyoshi devient l'homme le plus puissant du Japon.

Mais il reste des rivaux

Hideyoshi n'est pas encore maître du pays.

D'autres grands seigneurs observent son ascension avec inquiétude.

Parmi eux se trouve un homme beaucoup plus discret :

Tokugawa Ieyasu.

Ieyasu ne ressemble pas à Hideyoshi.

Il ne cherche pas à éblouir.

Il attend.

Il observe.

Il sait patienter.

Hideyoshi, lui, avance comme une tempête.

Il gagne bataille après bataille, mais il comprend aussi qu'on ne gouverne pas le Japon uniquement avec une épée.

Alors il emploie une autre arme :

la politique :

Il donne des terres.

Il en retire.

Il marie les familles.

Il accueille les ennemis.

Il transforme certains adversaires en alliés.

Et, surtout, il obtient de la cour impériale des titres prestigieux.

Il devient kanpaku, régent impérial.

Puis, lorsqu'il se retire officiellement, il prend le titre de taikō.

L'ancien petit serviteur possède maintenant un pouvoir presque sans égal.

Hideyoshi entreprend alors de transformer le Japon.

Il veut savoir qui possède quelle terre.

Combien elle rapporte.

Qui est paysan.

Qui est guerrier.

Il fait procéder à des relevés agricoles.

Il ordonne aussi aux paysans de rendre leurs armes.

C'est la fameuse « chasse aux sabres ».

Désormais, le paysan travaille la terre et le guerrier porte l'arme.

Hideyoshi veut ainsi mettre fin à cette époque où les hommes pouvaient changer de statut et prendre les armes à la faveur des guerres.

Le Japon commence à devenir un pays beaucoup plus rigoureusement organisé.

Et pourtant...

Voici le paradoxe.

Cet homme qui pouvait faire trembler les Daimyō aimait passionnément le thé.

Dans une petite pièce silencieuse, devant un bol, quelques gestes suffisaient.

Verser l'eau.

Battre le thé.

Le présenter.

Attendre.

Tout l'opposé du fracas des batailles.

Hideyoshi avait rencontré le grand maître Sen no Rikyū, qui avait donné à l'art du thé une profondeur nouvelle.

Rikyū enseignait la simplicité, la sobriété, l'imperfection.

Hideyoshi, lui, aimait également l'or, la magnificence et les cérémonies grandioses.

Il fit même construire une extraordinaire salle de thé dorée.

On peut presque imaginer la scène :

un homme couvert de pouvoir entrant dans une minuscule pièce où l'on ne possède presque rien.

Et devant lui, un vieil homme lui tendant simplement un bol de thé.

Mais entre les deux hommes, quelque chose se brisa.

En 1591, Hideyoshi ordonna à Rikyū de mettre fin à ses jours.

Nous ne connaissons pas avec certitude la véritable raison de cette décision.

Et le mystère demeure.

Puis Hideyoshi regarda au-delà de la mer

À présent, Hideyoshi avait presque tout obtenu.

Le Japon était unifié.

Oda Nobunaga

Oda Nobunaga

Poésie par Philémon

 

 

Sous le ciel d’Owari
un enfant marche pieds nus
sur les chemins bruns
nul ne sait encore son nom
ni jusqu’où portera son pas

 

De simple ashigaru*
il gravit les marches du temps
une main sur le sabre
l’autre déjà tendue
vers les portes du pouvoir

*soldat d’infanterie de condition modeste

 

 

La nuit sur Honnō-ji
le tonnerre a changé de maître
Hideyoshi revient
et dans la poussière des morts
dessine un nouvel empire

 

Pierres sur pierres
s’élève Ōsaka au soleil
les murs prennent l’or
et sous les toits éclatants
le rêve devient forteresse

 

Il reçoit les grands
les daimyō baissent la tête
devant ses paravents
mais dans le silence du soir
qui donc écoute son cœur

 

 

Une coupe entre les mains
le guerrier devient silencieux
un souffle sur le bambou
et l’immense pouvoir d’un homme
tient dans un geste humble

 

 

Le garçon de Nakamura

Il était né loin des palais, dans un monde où le rang semblait écrit dès la naissance. Rien ne le destinait aux grandes salles, aux armures couvertes d’or ni aux audiences des puissants. Pourtant, il possédait ce que les chroniques reconnaissent rarement : une volonté qui ne savait pas demeurer immobile.Il partit sur les chemins avec presque rien. À chaque étape, il apprit. À chaque rencontre, il observa. Là où d’autres voyaient une frontière, lui cherchait un passage. Un jour, son nom serait prononcé dans tout le Japon.

Chemin de terre
sandales usées
le destin attend

 

Après Honnō-ji

La nouvelle arriva comme une flèche : Oda Nobunaga était mort à Honnō-ji. Hideyoshi se trouvait loin de Kyōto. Il comprit aussitôt que le Japon venait de basculer. Il ne fallait ni attendre, ni pleurer trop longtemps. Il fallait marcher. Les armées repartirent dans la hâte. Ce fut l'un des moments décisifs de son ascension. Celui qui avait commencé sa vie au plus bas se trouvait désormais à portée du sommet.

La nuit s'efface
les chevaux frappent la terre
l'aube change de maître

 

Construction du château de Sunamata

Construction du château de Sunamata

Fin de construction du château de Sunamata

Fin de construction du château de Sunamata

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ALPES JAPONAISES

8 Septembre 2026, 16:32pm

estampe de Hiroshige

estampe de Hiroshige

ALPES JAPONAISES

Et maintenant un peu de tourisme:

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Les Alpes japonaises regroupent trois chaînes de hautes montagnes parfois volcaniques au centre de l’île principale Honshu, à 200 kilomètres environ au nord-ouest de Tokyo. Il s’agit des monts Hida au nord, des monts Kiso au centre et des monts Akaishi au sud, qui s’étendent sur les préfectures de Nagano, Gifu, Toyama, Niigata, Yamanashi et Shizuoka.

Ces chaînes montagneuses offrent un cadre naturel de toute beauté qui  change  en fonction des  saisons

C’est une destination touristique prisée des citadins à la recherche de grand air et de climat frais, elles attirent également les visiteurs étrangers en quête de paysages vertigineux et de patrimoine historique.

Alpiniste professionnel, le missionnaire anglais Walter Weston introduit ce sport extrême aux Japonais et fait ainsi connaître au monde occidental, à la fin du XIXe siècle, l’existence de ces montagnes aux accents alpins.

Reconnaissant, le pays célèbre chaque printemps sa mémoire lors de l’ouverture de la saison de l’alpinisme au Japon.

Les crêtes montagneuses des Alpes japonaises rivalisent avec le mont Fuji (3776m), situé non loin au sud-est. Ainsi, plusieurs sommets dépassent les 3.000 mètres d’altitude. Citons :

  • Kita-dake : 3.193m, pour le pic le plus élevé

    Hotaka-dake : 3.190m, deuxième plus haute montagne du Japon

    Aino-dake : 3.189m

    Yari-dake : 3.180m

    Higashi-dake : 3.141m

    Akaishi-dake : 3.120m

    Notori-dake : 3.026m

Les sportifs amateurs trouvent leur bonheur toute l’année entre les stations de ski en hiver et les chemins de randonnées ouverts entre le printemps et l’automne .

Les villages nichés proposent, quant à eux, un décor traditionnel entre maisons aux toits de chaumes, châteaux  féodaux, bains chauds onsen  et agriculture locale…

Le territoire se montre de plus en plus prisé et apprécié des visiteurs étrangers qui y trouvent une pause bienvenue entre les deux principales zones touristiques du littoral : Tokyo et le Kansai.


Les différentes activités possibles dans les Alpes japonaises :

Tout d'abord les randonnées:

Période : sentiers ouverts d’avril à novembre lors de la fonte des neiges

  • Route Alpine Tateyama Kurobe : 70km de trajet à travers la montagne avec 5 moyens de transport différents , accessible depuis Toyama ou Nagano (Omachi)

    Jigokudani : visite d’un parc naturel réservé aux singes ,accessible depuis Nagano, à faire de préférence en hiver

    Kamikochi : vallée forestière de 15km le long de la rivière Azusa , accessible depuis Matsumoto ou Takayama

    Cirque Karasawa : vallée à 2.300m d’altitude réputée pour ses couleurs d’automne début octobre , accessible depuis Matsumoto

    Utsukushigahara : plateau avec vue panoramique sur les montagnes environnantes et musée d’art en plein air ,accessible depuis Matsumoto

    Magome , Tsugamo : itinéraire pédestre de 8km le long de l’ancienne route d’Edo Nakasendo dans la vallée de Kiso , accessible depuis Matsumoto

Stations de ski

Période : uniquement en hiver, de décembre jusqu’à avril

  • Hakuba ou Shiga Kogen , accessible depuis Nagano

    Tateyama Sanroku , accessible depuis Toyama

    Domaine de Takasu , accessible depuis Gujo (Gifu)


Stations thermales Onsen

Période : toute l'année, mais plus agréable en hiver

  • Nosawa OnsenShibu Onsen : bains chauds naturels en pleine montagne ,accessible depuis Nagano

    Shirahone Onsen : présence d’un bain laiteux en plein air mixte , accessible depuis Matsumoto

    Bessho Onsen : ville d’eaux et temples , accessible depuis Ueda

    Gero Onsen : ryokan et bains de pieds publics , accessible depuis Takayama

Visites culturelles

Période : toute l’année :

  • Matsumoto : château japonais préservé , accessible depuis Nagano

    Takayama : ancienne cité à l’architecture féodale avec un matsuri célèbre accessible depuis Nagoya ou Kyoto

    Hida Furukawa : balade le long du canal Setogawa avec des bâtiments aux murs blancs - accessible depuis Takayama

    Shirakawa-go : villages historiques aux toits de chaume , accessible depuis Takayama

    Daio : grande ferme dédiée à la culture du wasabi , accessible depuis Azumino

Vaste territoire, les Alpes japonaises accueillent plusieurs parcs nationaux ; Chubu Sangaku reste le principal et se situe essentiellement dans les Alpes du Nord avec les monts Tateyama et Hotaka.

On trouve aussi une partie du parc Joshin'etsu-Kogen toujours au nord et au sud, le parc Minami Alps qui comprend notamment le mont Kita.

Au bord de la mer du Japon, la cité féodale de Kanazawa constitue également une bonne porte d'entrée pour explorer l'ouest des Alpes Japonaises, en particulier les villages de Shirakawa-go.

ALPES JAPONAISES

Poésie par Philémon

 

 

La brume se lève
sur les cimes de Hida
le torrent chante
et dans l'air froid du matin
un pin retient la lumière

 

Montagnes immenses
sous un ciel d'un bleu profond
le vent dans les herbes
sur les sentiers de Shinshū
nul pas ne trouble le silence

 

Entre deux forêts
le vieux chemin monte encor
vers les hauts sommets
une cloche au loin résonne
puis la montagne se tait

 

Une eau laiteuse
venue des neiges éternelles
les érables rouges
se penchent sur le courant
comme pour écouter l'eau

 

 

Dans les Alpes du Nord
tous les hêtres prennent feu
sous le ciel d'octobre
un corbeau traverse seul
la vallée silencieuse

 

Dernière lumière
sommets de Tateyama
le jour s'efface
et dans la vallée obscure
une lampe vient de s'allumer

 

 

Sentier montagneux

Le sentier monte entre les cèdres. La vallée disparaît peu à peu derrière les troncs. Seuls demeurent le souffle du vent et le murmure d'un torrent caché.

Plus haut, les arbres s'écartent. Les sommets apparaissent dans la lumière. Un gong résonne au loin, puis le silence reprend sa place.

Brume sur les sommets
une cloche entre les cèdres
le silence revient

 

Neige à Shirakawa

Au matin, la neige recouvre les toits de Shirakawa-go. Les maisons semblent assoupies sous leurs lourdes toitures blanches. Quelques pas traversent la rue déserte.

D'une cheminée monte une mince fumée. Elle se mêle au ciel gris avant de disparaître.

Village sous la neige
la fumée d'une cheminée
se perd dans le ciel

 

Après la pluie

La pluie s'est retirée des montagnes. Les pierres du chemin brillent encore et les érables gardent au bord de leurs feuilles quelques gouttes suspendues.

Dans la vallée, le torrent grossi par l'averse poursuit sa course. Puis la brume monte des forêts et enveloppe lentement les sommets.

Après la pluie
la montagne disparaît
dans la brume blanche

ALPES JAPONAISES
Les bains chauds (onsen ) n'attirent pas que les humains en hiver.

Les bains chauds (onsen ) n'attirent pas que les humains en hiver.

ALPES JAPONAISES
ALPES JAPONAISES

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