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Poésie Japonaise

Matin de promesses

11 Mars 2025, 18:01pm

Jardin d'un temple de Nippori, estampe de Utagawa Hiroshige

Jardin d'un temple de Nippori, estampe de Utagawa Hiroshige

Matin de promesses

 

Haibun composé par Philémon

 

À l’aube, le temple repose dans une brume légère. Les premières lueurs du jour caressent la mousse des pierres anciennes. Un moine balaie lentement l’allée, ses gestes en harmonie avec le chant lointain du coucou. L’air est empli d’un parfum de pruniers en fleurs, et le printemps s’annonce avec une douceur infinie.

Songe matinal
Le gong du temple vibre
Écho du passé

 

Philémon
 

 Matin de promesses

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Haïbun sur la montagne au Japon en hiver

8 Mars 2025, 19:43pm

Neige de nuit à Kambara, estampe de Utagawa Hiroshige, vers 1833-1834

Neige de nuit à Kambara, estampe de Utagawa Hiroshige, vers 1833-1834

Montagne du silence

 

La neige tombe doucement sur les pentes du mont Haku. Chaque flocon danse un instant avant de disparaître dans le grand manteau blanc. Je marche lentement, mes pas crissant sur le sentier gelé. Une cabane en bois apparaît au détour d’un virage, fumée fine s’élevant dans l’air figé. J’y trouve un vieil homme assis près du feu, une tasse de thé fumante entre les mains. Nous échangeons un regard, aucun mot. Dans cette montagne silencieuse, le langage n’est qu’un murmure du vent.

Souffle hivernal
L’écho d’un grand corbeau noir
Se perd sous la neige

 

Philémon

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Festival des pruniers Suite

7 Mars 2025, 15:24pm

Les pruniers à Kamada, estampe de Utagawa Hiroshige

Les pruniers à Kamada, estampe de Utagawa Hiroshige

Tanka composés par Philémon

Brise matinale
Le parfum des pruniers bondi
Sous le jour naissant
Éveillant les souvenirs
D’un printemps doux et ancien

L’encens s’élève
Flottant parmi les pétales
Le sanctuaire rit
Où les ombrelles écloses
Plongent sous les fleurs d’Ume

Bois des pruniers

Bois des pruniers

Extrait d'un spectacle de Ume Matsuris

Extrait d'un spectacle de Ume Matsuris

Fête du prunier
Les kimonos chatoyants
Traversent la brume
Et sous les branches en fête
La neige fond en silence


Philémon

Neige de printemps, estampe de Takahashi Shotei, vers 1920

Neige de printemps, estampe de Takahashi Shotei, vers 1920

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Festivals de l’inflorescence des pruniers : UME MATSURIS

5 Mars 2025, 17:47pm

Le jardin des Pruniers à Kameido , estampe de Utagawa Hiroshige,  copie par Vincent Van Gogh, en 1887. Cet arbre était connu pour sa forme étrange appelée "Dragon au repos"

Le jardin des Pruniers à Kameido , estampe de Utagawa Hiroshige, copie par Vincent Van Gogh, en 1887. Cet arbre était connu pour sa forme étrange appelée "Dragon au repos"

Au Japon, les pruniers ont une forte représentation symbolique, ils évoquent la persévérance et la résilience car ils fleurissent en hiver, avant même l’arrivée du printemps, et se trouvent associés à la pureté, la longévité et la chance dans la culture japonaise.

Autrefois, ils étaient plus populaires que les cerisiers ornementaux (Sakura) car très appréciés par l’aristocratie, durant la période Héian (794-1885).

Lors d’un Ume*Matsuri, les week-ends et jours fériés accueillent pour l’occasion, des concerts de Kotos, des ateliers de Haïkus ainsi que des cérémonies de préparations du thé (Chanoyu) en extérieur , ainsi que des stands où le public peut se procurer différents produits à base de prunes : 

- Umesku : liqueur douce de prunes macérées dans de l’alcool et du sucre.

-Umeboski : prunes marinées, très salées et acides, souvent consommées avec du riz.

-Sirop d’Ume : utilisé pour la préparation de boissons rafraîchissantes.

 

* Ume : prunier (se prononce oumé)

 

Tanka composés par Philémon

Matsuris floraisons        Première partie

 

Rouge et blanc mêlés
Les fleurs d'Ume s’ouvrent fières
Dans l'air encore froid
Annonçant à voix légère
La fin proche de l’hiver

 

Telle une promesse
L’inflorescence d’Ume
Chuchote au silence
Des mots simples et fugaces
Bientôt portés par le vent

 

 

Coupe de saké
Les reflets d’un ciel d’azur
Valsent dans les mains
Les pruniers en fête chantent
Un printemps encor timide

 

Philémon
 


 

 

Chanoyu à l'extérieur

Chanoyu à l'extérieur

Festivals de l’inflorescence des pruniers : UME MATSURIS

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DES GEISHAS A KYOTO

28 Février 2025, 17:23pm

Ecole de Geishas

Ecole de Geishas

Tanka et Haïku composés par Philémon

 

 

Lampions tamisés
Elle danse ombre légère
Kimono de soie
Ses doigts peignent l'air limpide
Le vent suit son éventail

 

Brise de Kyoto
S’amuse dans son col blanc
Sous la lanterne
Ses gestes tracent l’histoire
Des fleurs d’un printemps ancien

 

Sous l’ombrelle rouge
Elle danse avec le vent
Pluie sur le jardin

  1.  

Brume sur Kyoto
Un regard derrière l'éventail
Neige sur les pins

  1.  

Shamisen vibrant
Sous la lune d’or suspendue
Elle a disparu


Philémon

 

  1.  

  1.  

  1.  

Cat Geisha

Cat Geisha

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LES GEISHAS Deuxième et dernière partie

20 Février 2025, 10:02am

LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie

Les geishas jouent de plusieurs instruments traditionnels japonais, essentiels à leurs représentations artistiques.

Voici les principaux :

Shamisen :

L'instrument le plus emblématique des geishas.
Le shamisen est un luth à trois cordes avec une caisse de résonance recouverte de peau (autrefois de chat ou de chien, aujourd’hui souvent synthétique).
Il se joue avec un grand plectre appelé bachi et produit un son à la fois percussif et mélodieux. Les geishas l’utilisent pour accompagner le chant et la danse.

Le shamisen reste l’instrument principal des geishas, souvent combiné au chant (nagauta ou kouta) et à la danse traditionnelle. Ces instruments ajoutent à l’ambiance raffinée et intime des banquets où elles se produisent.

Tsuzumi : Tambours traditionnels

Les geishas jouent parfois du tsuzumi, un tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Noh et Kabuki. Il en existe deux types :

  • Kotsuzumi : Plus petit, il se tient à l’épaule et produit un son aigu.

    Ōtsuzumi : Plus grand, il se joue sur la cuisse et a un son plus grave et puissant.

Fue : Flûte japonaise

Certaines geishas maîtrisent la fue, une flûte en bambou utilisée dans la musique traditionnelle et le théâtre Noh. La plus courante est la shakuhachi, qui produit un son profond et mélancolique.

Taiko : Tambour japonais
Bien que les geishas ne le jouent pas souvent elles-mêmes, le taiko accompagne parfois leurs performances de danse. C’est un grand tambour utilisé dans les festivals et les spectacles de musique traditionnelle.
Koto : Cithare japonaise

Moins courant chez les geishas, le koto est une grande cithare à 13 cordes, posée à plat et jouée avec des onglets fixés aux doigts. Il est souvent utilisé pour des pièces musicales plus sophistiquées.

Le koto trouve ses racines en Chine, où un instrument similaire, appelé guzheng existait depuis plus de 2 000 ans. Il a été introduit au Japon vers le VIIe siècle, durant la période de Nara (710-794), par l'intermédiaire de la culture chinoise et coréenne. À cette époque, il était utilisé dans la musique de cour impériale, appelée gagaku

Au fil des siècles, le koto a évolué pour devenir un instrument distinctement japonais. Voici quelques étapes clés de son développement :

  1. Période de Heian (794-1185)

    • Le koto devient un instrument prestigieux, joué principalement à la cour impériale par des nobles et des prêtres.

      Il est associé à l'élégance et à la poésie.

    Période d'Edo (1603-1868) : Popularisation

    • Le musicien (Yatsuhashi Kengyō 1614-1685) est considéré comme le "père du koto moderne". Il simplifie le répertoire et le rend accessible à un public plus large.

      Le koto commence à être joué par les samouraïs et les femmes de la noblesse.

    Époque moderne

    • Il devient un instrument important dans la musique traditionnelle japonaise.

      Des compositeurs contemporains l’intègrent dans des styles fusionnant tradition et modernité.

Caractéristiques du Koto
  • Traditionnellement fabriqué en bois de paulownia.

    13 cordes en soie ou en nylon, accordées avec des chevalets mobiles 

  • Joueurs célèbres

  • : Yatsuhashi Kengyō et Michio Miyagi (qui a modernisé le koto au XXe siècle).

Aujourd’hui, le koto est encore joué lors de concerts, festivals et même dans des collaborations avec des musiciens modernes

Compositions les plus renommées :

Rokudan no Shirabe Yatsuhashi Kengyō
 Un classique du XVIIe siècle, souvent considéré comme le morceau fondateur du koto moderne.

Haru no Umi Michio Miyagi
 Une pièce célèbre qui évoque la mer printanière, souvent jouée au Nouvel An au Japon.

Midare Yatsuhashi Kengyō

 

Tankas composés par Philémon

Sous le clair de lune
Un shamisen solitaire
Compose lentement
Une danse éphémère
Fleur née dans la brume d’or

 

Pluie sur les pavés
Parfum mêlé de cerise
Ombrelle pliée
Elle marche muse en fuite
Dans le soupir du matin

 

Les pas sur les pierres
Susurrent comme des feuilles
La nuit est témoin
D’un poème en mouvement
Gravé dans l’ombre du temps

 

Haïkus

Sous l’ombrelle rouge
Elle danse avec le vent
Pluie sur le jardin

Shamisen vibrant
Sous la lune d’or suspendue
Elle a disparu

 

Philémon
 

  1.  

 


 

Le bac de Yoroi Kaimi-chô, la Geisha s'apprête à embarquer, estampe de Utagawa Hiroshige

Le bac de Yoroi Kaimi-chô, la Geisha s'apprête à embarquer, estampe de Utagawa Hiroshige

LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie
LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie

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HISTOIRE DES GEISHAS AU JAPON 1ère partie

18 Février 2025, 19:36pm

A la nuit tombante, accompagnées d'une servante, deux Geishas s'apprêtent à quitter le marché aux cotonnades, estampe de Utagawa Hiroshige.

A la nuit tombante, accompagnées d'une servante, deux Geishas s'apprêtent à quitter le marché aux cotonnades, estampe de Utagawa Hiroshige.

Les geishas sont des artistes traditionnelles japonaises qui se consacrent aux arts du spectacle et au divertissement. Leur rôle est de divertir les clients lors de banquets et d'événements en proposant des performances artistiques raffinées, telles que la danse, la musique et la conversation.

L’histoire des geishas remonte à l'époque d'Edo (1603-1868), bien que des formes d’artistes féminines et masculines les aient précédées.

À l’origine, les premiers geishas étaient des hommes (appelés taikomochi), jouant un rôle similaire à celui des bouffons de cour en Europe. Mais au fil du temps, les femmes ont dominé cette profession, et dès le XVIIIe siècle, le terme "geisha" désignait exclusivement des femmes artistes.

Les geishas ont évolué indépendamment des courtisanes de haut rang (les oiran), avec lesquelles elles sont souvent confondues.

Contrairement aux oirans, qui appartenaient au monde de la prostitution légale de l’époque, les geishas étaient avant tout des maîtresses des arts, formées dans la danse, la musique et l'étiquette.

La formation est longue et rigoureuse. Elle commence dès l’enfance, généralement vers 15 ans, dans des écoles appelées okiya.

Les apprenties, appelées maiko à Kyoto (ou hangyoku à Tokyo), suivent un apprentissage qui peut durer plusieurs années. Elles apprennent :

  • La danse traditionnelle (nihon buyō)

    Le chant et la musique, notamment le shamisen (luth à 3 cordes)

    L’art de la conversation et de la séduction intellectuelle

    La cérémonie du thé

    La calligraphie et la poésie

Une fois leur formation achevée, elles deviennent des geishas accomplies et peuvent exercer de manière indépendante.

Les geishas sont donc des gardiennes des traditions japonaises et jouent un rôle clé dans la préservation des arts classiques. Elles divertissent les clients (souvent des hommes d’affaires ou des personnalités influentes) dans des maisons de thé (ochaya) et lors de banquets. Leur présence est synonyme de prestige et de raffinement.

Aujourd’hui, bien que leur nombre ait considérablement diminué, elles existent encore, principalement à Kyoto (notamment dans le quartier de Gion) et à Tokyo. Elles continuent d’incarner l’élégance et la maîtrise des arts traditionnels japonais.

 

DES GEISHAS A KYOTO

Tankas composés par Philémon

 

Senteur de Matcha 
Sur ses lèvres un soupir
Comme un léger tour
Elle sourit masque de neige
L’instant vole sous la soie

 

Rivière d'encre 
Ses cheveux glissent brillants
Sur laque et mystère
Un regard sous l’ombrelle
L’éveil d’un fragile secret

 

Le rouge éclatant
Sur sa bouche goutte de feu
Parle en silence
Son regard trace des vagues
Sur un océan de nuit

 

Philémon

  1.  

  1.  

HISTOIRE DES GEISHAS AU JAPON       1ère partie

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La Saint-Valentin au Japon  2ème partie

13 Février 2025, 22:16pm

La Saint-Valentin au Japon   2ème partie

C’est vers la fin des années 50 que le concept de Saint-Valentin a été importé au Japon sous le nom de : Valentine’s Day ou Barentain Dei et se déroule en deux temps, sur une période de trente jours.

Dans un premier acte, le 14 février, ce sont les femmes qui offrent aux hommes.

C’est donc un  mois plus tard, le 14 mars, qu’arrive le White Day, une journée durant laquelle les hommes ayant reçu des chocolats, devront en offrir à leur tour à celles qui s’étaient manifestées un mois plus tôt.

Il faut noter que c’est seulement depuis la fin des années 70 que cette célébration est vraiment devenue populaire.

Ainsi, une tradition bien particulière est mise en œuvre le 14 février, jour où, les femmes offrent des chocolats aux hommes de leur entourage mais pas n’importe quels chocolats.

En effet, en fonction de la relation entre l’homme et la femme concernés, les chocolats offerts seront différents.

Les deux types de chocolats les plus communs sont les giri-choko et les honmei-choko.

Les Giri-choko : des chocolats offerts par devoir

Les giri-choko sont des chocolats offerts par “obligation” à un collègue, à son manager ou à un ami, par exemple. Malgré leur nom qui signifie “chocolats d’obligation”, ils ne sont pas supposés en être une et sont simplement une symbolique de gratitude (avec un côté obligé). Ils sont généralement achetés en magasin et n’ont aucune connotation romantique, contrairement aux honmei-choko.

Les Honmei-choko : des chocolats offerts pour déclarer sa flamme

Honmei-choko peut se traduire par “chocolats du favori” et servent, cette fois-ci, bel et bien d’emblème pour déclarer (ou réitérer) ses sentiments. Ils sont généralement faits maisons et donnent une occasion pour les femmes de se déclarer à l’être cher. Les efforts incorporés dans la confection du chocolat “honmei” doivent être à la hauteur des sentiments pour la personne en question.

En plus des chocolats, il est habituel que les couples sortent dîner ou se divertissent pour célébrer leur amour le 14 février. Les magasins et les rues sont habillés de décorations et d’ornements spéciaux pour la Saint-Valentin. C’est le moment où l’on envoie des cartes d’amour et des cadeaux à ses proches.

 

Tankas de la Saint-Valentin 

Composés par Philémon

 

Chocolat fondant
Tes mains l’emballent avec soin
Douceur et frissons
Les mots peinent à éclore
Ton cœur parle en silence

 

Sur le vieux torii
Un couple de moineaux blottis
Vent d’hiver au port
Comme eux je veux m’abriter
Tout contre ton doux sourire


Haïbun de la Saint-Valentin

 

Chocolats et Promesses

 

Dans l’air glacé de Tokyo, Valentine’s Day s’infiltre entre les avenues illuminées. Les vitrines débordent de chocolats, soigneusement empaquetés, chacun porteur d’une confession silencieuse. Dans mes mains, une boîte. Mon cœur bat au rythme de mes pas hésitants.

Je te vois enfin. Un instant figé, puis un sourire timide.

Sur le pont ancien
Les lampions se balancent
Mots en chocolat

 

Sous la Neige de Gion

 

Les ruelles de Gion sont tapissées d’une fine couche de neige, transformant la ville en une estampe vivante. Nous marchons lentement, nos souffles mêlés au froid mordant. Tu glisses un papier dans ma paume : quelques mots griffonnés, tremblants, sincères.

Sous la lanterne rouge, j’ouvre ce message, et le rouge monte à mes joues.

Neige sur les toits
Une main frôle l’autre
Éveil du printemps


La Saint-Valentin au Japon   2ème partie
La Saint-Valentin au Japon   2ème partie
La Saint-Valentin au Japon   2ème partie

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La Saint-Valentin au Japon 

13 Février 2025, 17:45pm

Couple d'amoureux dans la neige sous un parapluie, estampe de Suzuki Harunobu, vers 1770.

Couple d'amoureux dans la neige sous un parapluie, estampe de Suzuki Harunobu, vers 1770.

1ère partie

Tankas de la Saint-Valentin

Composés par Philémon

 

Neige sur Kyoto
Je trace ton nom secret
Sur le banc givré
Les flocons effacent tout
Sauf l’écho de mon amour


Février frileux
Tes joues prennent la couleur
Des roses offertes
Dans l’éclat de ton regard
Le printemps danse déjà

 

Parfum de cacao
Boîte ornée d’un ruban rouge
Frissons sous la pluie
Oseras-tu deviner
Tout l’amour qu’elle contient

 

Philémon


 

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UN DERNIER SOUVENIR DU FESTIVAL DE SAPPORO

11 Février 2025, 16:34pm

Cavalier dans la neige, estampe de Katsushika Hokusai, vers 1833.

Cavalier dans la neige, estampe de Katsushika Hokusai, vers 1833.

DERNIER REGARD

Poèmes tanka composé par Philémon.

 

Porte de lumière
Torii de glace dressé
Hommage au soleil
L’éphémère majesté
Célèbre le froid serein

 

Entre deux flocons
Des chevaux de neige courent
Souffle de givre
Leur galop immaculé
Efface l’ombre du temps

 

La grue déployée
De ses ailes éternelles
Glisse sur la brume
Dans l’air un parfum d’érable
L’hiver chante à Sapporo


Philémon

UN DERNIER SOUVENIR DU FESTIVAL DE SAPPORO
UN DERNIER SOUVENIR DU FESTIVAL DE SAPPORO

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