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Poésie Japonaise

POUR LES AMOUREUX DU RAIL

28 Juillet 2025, 08:53am

POUR LES AMOUREUX DU RAIL
POUR LES AMOUREUX DU RAIL
POUR LES AMOUREUX DU RAIL

Le Shinkansen (train à grande vitesse japonais)

 

L’origine du Shinkansen, le célèbre train à grande vitesse du Japon, remonte à l'après-Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de reconstruction économique et de modernisation rapide du pays.

Contexte historique
  • Années 1950 : Le Japon connaît une forte croissance économique, surnommée le « miracle économique japonais ».

    Le réseau ferroviaire classique est saturé, notamment la ligne Tōkaidō (entre Tokyo et Osaka), très utilisée pour le transport de passagers et de marchandises.

Conception du projet
  • L’idée d’un train à grande vitesse germe dès les années 1930 avec un projet de ligne rapide entre Tokyo et Shimonoseki, mais il est abandonné pendant la guerre.

    En 1957, Hideo Shima, ingénieur visionnaire, et Shinji Sogō, président de la Japan National Railways (JNR), relancent l’idée avec le soutien du gouvernement japonais.

Réalisation
  • 1959 : Début des travaux de construction de la première ligne Tōkaidō Shinkansen.

    Le projet est ambitieux : construire une ligne dédiée uniquement aux trains à grande vitesse (pas de partage avec le fret ou les trains lents), avec des courbes plus larges et peu de pentes.

Inauguration
  • Le 1er octobre 1964, à temps pour les Jeux olympiques de Tokyo, le premier Shinkansen entre en service entre Tokyo et Osaka.

    Vitesse initiale : 210 km/h (révolutionnaire pour l'époque).

    Il est surnommé "Hikari" (lumière) et devient le train le plus rapide du monde à ce moment-là.

Conséquences
  • Le succès est immédiat : gain de temps énorme, ponctualité remarquable, confort et sécurité inégalés.

    Le Shinkansen devient un symbole de la modernisation du Japon et un modèle pour d’autres pays.

    L'évolution technologique du Shinkansen est l'une des plus impressionnantes au monde. Elle reflète des décennies d’innovation continue en matière de vitesse, sécurité, confort et efficacité énergétique.

Débuts et perfectionnements: années 1960 à 1980
  • 1964 – Série 0 (Type 0) : Premier Shinkansen, vitesse max de 210 km/h. Design simple mais novateur.

    1970s–1980s : Amélioration des moteurs, aérodynamique, suspension. Apparition de la Série 100 (1985), plus rapide (230 km/h), plus silencieuse et plus confortable.

    Vitesse et confort Années 1990 :

  • Série 300 (1992) : Forme en "bec de canard", vitesse jusqu’à 270 km/h.

    Série 500 (1997) : Design futuriste, jusqu’à 300 km/h. Très avancée mais coûteuse à produire.

    Introduction de la suspension active et de systèmes de freinage régénératif.

Efficacité énergétique et sécurité : années 2000–2010
  • Série N700 (2007) : Vitesse de croisière à 300 km/h (puis portée à 285 km/h pour réduction de bruit et consommation), meilleur confort, inclinaison des rames en courbe pour maintenir la vitesse.

    Amélioration du système de contrôle automatique des trains (ATC) et de la résilience aux séismes (le train peut freiner d’urgence à la moindre secousse détectée).

Technologies intelligentes et durabilité : depuis 2010 :
  • Série N700A et N700S (2020) : Plus légers, modulaires, moins gourmands en énergie, encore plus sûrs.

    Le N700S est le premier Shinkansen à pouvoir rouler même en cas de panne de courant, grâce à des batteries de secours.

    Forte réduction du bruit à grande vitesse et de la consommation électrique.

L'avenir : Maglev
  • Le Chūō Shinkansen, en construction, utilisera la technologie Maglev (lévitation magnétique).

    Vitesse prévue : 500 km/h.

    Le premier tronçon entre Tokyo et Nagoya pourrait ouvrir dans les années 2030, après plusieurs retards.

    Avantages : vitesse extrême, absence de frottement, mais coût élevé et enjeux environnementaux.

Les trains au Japon sont plus utilisés que les voitures, car ils sont beaucoup plus pratiques et apportent de nombreux avantages tels que :

  • Aide à la santé :

    La personne doit marcher jusqu'à la station de train ;

     

  • Sans frais - :

    Beaucoup d'entreprises prennent souvent en charge toutes les dépenses liées à un pass ;

     

    Sécurité - :

    Il n'y a aucun danger qu'une voiture percute la vôtre ;

     

    Ponctualité :

    Les trains au Japon sont super ponctuels, les retards sont de quelques secondes et la compagnie s'excuse,

 

Sans embouteillages :

Vous n'aurez aucun problème de circulation ;

 

  • Professionnalisme :

    Le service client est la priorité, toutes les stations sont organisées, les employés sont en uniforme;

     

    Vie nocturne :

    Grâce aux trains, passer une nuit de fun devient plus facile ;

     

    Lire et étudier :

    Dans les trains, vous avez toute la liberté de lire, d'étudier et même de dormir ;

     

    Paysages urbains :

    Vous aurez une promenade beaucoup plus agréable;

     

    Environnement :

    Les trains polluent moins et consomment moins d'énergie que les voitures;

     

    Transport :

    Grâce aux trains, il est possible de voyager dans tout le pays en quelques heures ;

 

Le célèbre train à grande vitesse appelé shinkansen en japonais, est le moyen de transport le plus rapide et le plus sûr au monde. Ils fonctionnent généralement à une vitesse allant jusqu'à 320 km/h.

Actuellement, le système shinkansen s'étend sur plus de 2 397 kilomètres, reliant tout le Japon. Les trains à grande vitesse japonais sont confortables et silencieux, presque comme un avion sur rails.

 

Tanka Composés par Philémon

A très vite !

Train au fil du temps
Le monde glisse sans un bruit
Derrière la vitre
Tokyo devient un rêve
Qu'on oublie déjà trop vite

 

Comme un sabre fin
Il fend les rizières vertes
A l’aube d’été
Même le Fuji s’efface
Dans son souffle argenté

 

Haïbun
Le murmure du futur

Assis près de la vitre, il regarde défiler le Japon à une vitesse irréelle. Ce n’est pas un voyage, c’est une glissade. Les villes surgissent et s’évanouissent comme des bulles. Rizières, collines, maisons à toit de tuiles , tout s'efface sans qu'on ait le temps de les saluer. Et pourtant, dans ce silence feutré du train, le cœur est calme. C’est le futur, mais il ne fait pas de bruit.

Fuji en passant
Il le regarde à peine
Lui l’homme pressé
Arrêts invisibles

Le Shinkansen ne s’arrête pas dans son village. Il le traverse comme un trait de lumière. Quand il était enfant, il le guettait depuis la colline. En une seconde, il était là, puis déjà ailleurs. Aujourd’hui, l’homme est à l’intérieur. Il repasse devant ce même village, sans s’y arrêter. Une partie de lui reste là-bas, figée au bord de la voie.

Rien ne bouge et puis
Tout s’efface en une ligne
L’univers est traversé

Philémon

Je tiens à remercier les services techniques japonais qui m'ont aidé à rédiger cet article grâce  aux explications fournies.

POUR LES AMOUREUX DU RAIL
POUR LES AMOUREUX DU RAIL
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LE PÈLERINAGE DE SHIKOKU

24 Juillet 2025, 08:37am

LE PÈLERINAGE DE SHIKOKU

Au Japon, il existe un pèlerinage circulaire s’étirant sur 1.200 kilomètres , jalonné par 88 temples, sur l’île de SHIKOKU ,(la plus petite des quatre grandes îles japonaises) etconsacré au saint moine KUKAÏ,(ou Kobo Daishi) fondateur de l’école Shingon, au VIIIe siècle , devenu le courant majeur du bouddhisme ésotérique japonais .

 

Il fait le tour de l'île en passant par les quatre préfectures : Tokushima, Kochi, Ehime et Kagawa.

 

On note qu’il existe plusieurs façons de le faire : à pied (traditionnellement), en bus, en voiture ou même à vélo.

 

Chaque temple est numéroté dans l'ordre du circuit, du premier (Ryozen-ji à Tokushima) au dernier (Okuboji à Kagawa).


On y prie pour la purification, la guérison, ou pour réaliser un vœu personnel.

Le pèlerin (henro)

  • Les pèlerins portent souvent un chapeau conique (sugegasa), un bâton (kongōzue) et une veste blanche (symbolisant la pureté et la mort symbolique).

    Beaucoup portent un carnet spécial (noukyōchō)* qu’il faut faire tamponner à chaque temple.

    La tradition veut que le pèlerin soit accompagné spirituellement par Kūkai tout au long du voyage.

*C’est l’équivalent de notre « crédentiale » pour le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle

Durée :

À pied : environ 40 à 60 jours, selon le rythme.

En bus ou en voiture : une dizaine de jours ou moins.

Ce pèlerinage est considéré comme une quête intérieure autant qu’un voyage extérieur.

Les 88 temples représentent symboliquement les 88 passions humaines qu’on cherche à purifier.

Les quatre préfectures correspondent à quatre étapes spirituelles :


  • Eveil (Tokushima)
    Ascèse (Kōchi)
    Découverte de la vérité (Ehime)
    Nirvana (Kagawa)

     

LOGEMENTS (osettai) :

Les habitants offrent parfois de la nourriture, des boissons ou l’ hébergement aux pèlerins , une tradition d’entraide et de bienveillance très ancrée.

  • De plus en plus d’étrangers s’y intéressent, attirés par le mélange de nature magnifique, de spiritualité et d’expérience humaine.

    Même les Japonais qui ne sont pas bouddhistes pratiquants le font parfois comme un voyage de réflexion ou un défi personnel.

Bien que voyageant seul, le pèlerin porte toujours son kongōzue (le bâton), qui représente Kukai (Kōbō Daishi) lui-même.


Il y a une croyance selon laquelle on ne doit jamais poser le bâton n’importe comment, ni le jeter, ni le laisser tomber, car cela reviendrait à maltraiter son compagnon spirituel.


Par exemple, certains pèlerins lavent même le bout du bâton le soir avant de dormir, pour « nettoyer les pieds » de Kukaï après la journée.

De nombreux pèlerins disent qu’ils se mettent à pleurer de manière inattendue pendant le parcours.
Cela arrive souvent après un geste d’osettai (don gratuit d’un habitant), comme un vieux monsieur qui offre une mandarine, ou un repas chaud.


Quelques pèlerins décrivent ce moment comme une « révélation » de la bonté humaine, qui les bouleverse complètement

Dans des sections montagneuses particulières, les pèlerins chantent ou portent de petites clochettes pour éviter de surprendre les ours noirs du Japon.


C’est à la fois pratique et symbolique : la clochette est censée protéger spirituellement, mais elle sert aussi à prévenir les animaux sauvages !

On raconte que par des nuits d’hiver, dans les montagnes de Shikoku, parfois, des habitants aperçoivent un pèlerin solitaire en blanc, marchant silencieusement.
On dit qu’il s’agit de l’esprit d’un pèlerin mort en chemin (certains pèlerins effectuaient autrefois le pèlerinage comme leur « dernier voyage »).


Aujourd’hui encore, la tenue blanche est celle que l’on porte également pour les funérailles au Japon, symbolisant la préparation à la mort et à la renaissance.

De nombreux pèlerins modernes se perdent .
Quelques anciens disent que se perdre fait partie du pèlerinage, car « on ne se trouve qu’en se perdant ».
Il existe même un proverbe entre henro :  « Se tromper de chemin fait aussi partie de l’entraînement spirituel ».

Il existe un phénomène amusant appelé (henro geri) littéralement « la descente du pèlerin ».


Après plusieurs semaines de marche, beaucoup de pèlerins développent des mollets très musclés, au point qu’ils ont du mal à rentrer dans leurs pantalons normaux ou à descendre des escaliers une fois revenus à la vie quotidienne

Dans plusieurs temples, il existe des carnets ou « livres d’or » laissés par les pèlerins.
On y trouve des messages très touchants, parfois des remerciements à Kōbō Daishi, ou des confessions intimes sur la perte d’un proche, un divorce, une maladie.
D'aucun y laissent aussi de petites œuvres d’art, des haïkus ou des dessins.

Un pèlerin raconte même avoir reçu un grand bol de udon gratuit dans un restaurant.
Quand il a voulu payer, le propriétaire a refusé en lui disant :

« C’est Kōbō Daishi qui paie pour vous aujourd’hui. »
Le pèlerin a fondu en larmes et le restaurateur aussi !

 

Poésie composée par Philémon

Tanka

 

PÈLERINAGE

Brume matinale 
Chemin blanc de poussière
Pas après l’autre
Le chant du moine errant
Se perd dans les bambous

 

 

Le sable brûlant 
Sur le sentier déserté
Le bâton guide
Comme un vieil ami sage
Qui murmure « avance »

 

 

Fine pluie d’été 
Perles sur ses épaules nues
La route se plie
Dans le chant des cigales
Tout devient une offrande

  1.  

Une lanterne 
Tremble au seuil du temple
Par nuit sans lune
Il entends son souffle seul
Se mêler aux étoiles

  1.  

Riz offert sourire 
D’une vieille sur son seuil
Un profond merci
Le goût du riz et du sel
Dans son corps de pèlerin

  1.  

Un dernier tampon 
Sur son carnet tout froissé
Il s’incline bas
La montagne lui répond
Par un long rire d’oiseau

 

 

Haïbun

Sous les pas

Il marche depuis l’aube, dans la buée légère qui flotte sur les champs de riz. Son bâton frappe la terre rouge, rythme ancien qui l’ancre dans ce voyage. À chaque temple, une prière murmurée, un souffle partagé avec les statues moussues.

Un moine lui a offert un bol de thé, son sourire vaste comme la mer. La fatigue se dissout dans le parfum des pins. À l’horizon, les montagnes s’effilent comme des nuages en fuite.

Plus il progresse, plus il se dépouille des désirs, des regrets, de son nom même. À Shikoku, il n’est plus qu’un pas après l’autre.

Cloche du matin
Le pèlerin se confond
Avec la rosée

 

Philémon​​​​​​​

LE PÈLERINAGE DE SHIKOKU
LE PÈLERINAGE DE SHIKOKU

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FÊTE DE LA MER

21 Juillet 2025, 08:53am

Rivage dans la province d'Izu, estampe de Utagawa Hiroshige

Rivage dans la province d'Izu, estampe de Utagawa Hiroshige

Le Jour de la mer au Japon, appelé Umi no Hi , est un jour férié national célébré chaque année le troisième lundi de juillet.

Origine et signification

Le Jour de la mer a été instauré pour :

  • Exprimer la gratitude envers la mer, qui entoure l'archipel et joue un rôle crucial dans la vie, la culture et l'économie japonaises.

    Sensibiliser à l’importance de la mer, de la navigation, et de la protection de l’environnement maritime.

Ce jour férié est aussi un hommage au retour de l'empereur Meiji d’un voyage maritime en 1876.

1. Événements et festivals
  • Feux d'artifice (hanabi taikai) dans certaines villes côtières.

    Défilés de bateaux, démonstrations de sauvetage en mer, et visites de navires (y compris navires de guerre ou de recherche océanographique).

    Festivals maritimes locaux avec musique, nourriture et traditions portuaires.

2. Activités familiales
  • Beaucoup de Japonais profitent de cette journée pour :

    Aller à la plage.

    Faire des activités nautiques (plongée, kayak, voile…).

    Organiser des barbecues en bord de mer.

3. Musées et aquariums
  • Certains musées maritimes et aquariums organisent des expositions spéciales ou des entrées gratuites.

4. Actions de sensibilisation
  • Campagnes sur la protection des océans, la pollution plastique, et la préservation de la vie marine.


 

Ce Jour de la Mer (Umi no Hi,) n’est pas associé à des plats codifiés au niveau national. En revanche, dans les grandes villes et régions côtières, on met souvent en avant des produits de la mer et des plats estivaux typiques pour célébrer cette journée.

Plats emblématiques de l'Umi no Hi:

Fruits de mer et poissons grillés
  • Poisson grillé entier (souvent du tai, daurade rouge) : symbole de bonne fortune et souvent cuisiné

    Kaisendon (bol de riz garni de fruits de mer crus), très apprécié dans les villes portuaires comme Tokyo ou Kobe .

Plats de nouilles froides
  • Somen ou soba froides agrémentées de coques ou d’algues wakamé, idéales pour les fortes chaleurs de l’été .

Sushis et sashimis festifs
  • Des sushis réalisés avec des produits de saison estivaux (comme l’urchin [uni], le poisson azumada [aji]) et des présentations soignées dans le style des bentō* ou des kaiseki de célébration.

*ou « lunchbox » , boîte composée d’un repas complet.

Desserts d’été rafraîchissants
  • Kakigōri (glace pilée japonaise), très populaire lors des événements estivaux en extérieur pendant Umi no Hi .

    Fruits de saison : pastèque, pêches, raisins etc., servis frais pour évoquer l’été .

Spécialités culinaires dans les principales villes

Tokyo (notamment Odaiba ou Tokyo Bay)
  • Stands de kakigōri, vendus pour se rafraîchir sur la plage.

    Sushis à thème maritime.

Nagoya (préfecture d’Aichi)
  • Lors du Nagoya Minato Matsuri, le port célèbre Umi no Hi : on trouve des stands de seafood frais (poisson grillé, sashimi, kaisen don) accompagnés de spécialités locales .

Tokushima
  • Un festival familial avec des jeux de plage et des spécialités locales de fruits de mer, suivi de feux d’artifice sur le port .

Kyūshū
  • Sur le port de Beppu, marchés et stands proposent:

    • Onsen tamago (œufs cuits dans les sources chaudes)

      Yakitori, tempura, poisson grillé, taïyaki ( gâteau en forme de poisson), dango (boulette à base de mochi

      Présence de plats de fruits de mer frais comme le calmar grillé ou les takoyaki : pâte farci de morceaux de pieuvre et grillée.

  • En résumé :

  • Le Jour de la Mer est l'occasion de célébrer la richesse maritime du Japon via une cuisine axée sur les fruits de mer frais, des plats rafraîchissants adaptés à l’été (soba, kakigōri*), et des présentations festives (sushis élaborés, kaiseki**de célébration). Chaque ville côtière adapte la fête à ses spécialités locales, rendant chaque expérience culinaire unique.

     

    *Glace râpée sur laquelle est versé du thé vert

    **Cuisine de Haute Gastronomie traditionnelle

Bateaux de plaisance, estampe de Hokusaï

Bateaux de plaisance, estampe de Hokusaï

Tankas et Haïbuns composés par Philémon

Fête de la mer

Tambours sur la plage
Les yukatas tourbillonnent –
Entre deux marées
Le chant des goélands mêlé
A celui des conques


Des lanternes flottent
Comme les âmes des anciens
La mer les accueille
Dans son silence profond
Et les emporte au couchant

 

 

Marins en retrait
Écoutent les chants d’antan
L’écume murmure
Les noms gravés dans le sel
De ceux restés là-bas


Les pieds dans l’eau claire
Une vieille femme récite
Un chant de jeunesse
Où les dauphins apparaissent
Comme de doux souvenirs

 

Le feu d’artifice
Se reflète dans les flots noirs –
Des fleurs de lumière
Éclatent sur l’eau dormante
Puis s’éteignent dans la nuit

 

Haibun

La première marée”

Ce matin-là, le port s’éveillait doucement, baigné par une lumière dorée. Les enfants, déjà rassemblés près des barques, portaient des habits traditionnels trop grands pour eux. Son petit-fils l’a tiré par la manche, l’entraînant vers la mer. C’était sa première Umi no Hi. Il voulait apprendre les gestes anciens : ceux que son père lui avait montrés, et qu’il lui avait transmis. Sur la plage, on préparait les filets, on récitait des prières pour la mer nourricière, on riait. Les voix des générations s’entremêlaient.

Coquillages nacrés
Trésors d’une mer vivante
Les yeux émerveillés
 
Nuit de lanternes”

À la tombée du jour, la mer semblait se retirer dans le silence, comme pour faire place à nos souvenirs. Nous portions des lanternes vers la rive, les déposant une à une sur l’eau. Chaque flamme représentait une pensée, une absence, un remerciement. Les reflets dansaient sur les vagues légères. Son frère, pêcheur disparu, l’accompagnait ce soir-là , il le sentait. Dans le frémissement de l’eau, dans le soupir du vent.

Flamme sur la mer
Comme un cœur qui bat encore
La nuit l’engloutit
 
Philémon
Tourbillon de Naruto, estampe de Utagawa Hiroshige

Tourbillon de Naruto, estampe de Utagawa Hiroshige

Baie de Waka no Ura, estampe de Utagawa Hiroshige.

Baie de Waka no Ura, estampe de Utagawa Hiroshige.

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Fête de Tanabata suite et fin

18 Juillet 2025, 07:56am

Fête de Tanabata  suite et fin
Fête de Tanabata  suite et fin

La légende de Orihimé et Hikoboshi

« Il était une fois un lieu appelé Voie lactée. En ce temps là, le monde était divisé en deux. Le monde des humains était situé à l’Ouest, quant-à celui des dieux, il était à l’Est, et surtout ils ne se rencontraient jamais.

Dans le monde de l’Ouest vivait un jeune homme appelé Hikoboshi qui travaillait comme bouvier. Dans le monde de l’Est, vivaient deux sœurs déesses. La plus jeune Orihimé était particulièrement belle et douée comme tisserande.

Un jour que Hikoboshi sortait ses vaches,il atteint l’Est de la Voie Lactée. Les sœurs étaient en train de se baigner. Hikoboshi fut fasciné par la beauté des sœurs sans savoir qu’elles étaient des déesses et plus particulièrement par la plus jeune…

Peu de temps après cette rencontre Orihimé et Hikoboshi se marient, puis cessent de travailler. Fâché le père de la déesse les sépare chacun d’un côté de la Voie Lactée. Et il leur accorde le droit de se rencontrer une seule fois par an à condition de travailler ardemment toute l’année.

Depuis Orihimé et Hikiboshi attendent chaque année avec impatience de se retrouver. »

C'était une autre variation de la légende de Tanabata.

 

 

En vous promenant dans les rues pendant Tanabata, vous serez accueilli par une explosion de couleurs et de créativité ! Les décorations traditionnelles jouent un rôle énorme dans les festivités, avec des branches de bambou servant de pièce maîtresse. Ces poteaux de bambou sont ornés de tanzaku, des bandes de papier colorées où les gens écrivent leurs vœux.

Les couleurs du tanzaku ont des significations spécifiques :

Rouge: Représente le bonheur et la bonne fortune.

Bleu: Symbolise la paix et la tranquillité.

Jaune: Représente la richesse et la prospérité.

Blanc: Signifie la pureté et les nouveaux départs.

En plus du tanzaku, vous trouverez d’autres éléments décoratifs, tels que des grues et des serpentins en origami, qui ajoutent à l’atmosphère festive. Ces décorations permettent non seulement d’embellir les environs, mais aussi de rappeler les souhaits des festivaliers.

L’art du tanzaku

Écrire des vœux sur le tanzaku est une tradition Tanabata chère qui invite tout le monde à y participer. Que vous soyez un local ou un visiteur, vous pouvez vous joindre à la fête ! Voici comment rédiger vos propres vœux :

  1.  Sélectionnez une bande de tanzaku dans une couleur qui résonne avec votre souhait.

    Écrivez votre souhait : 

    Utilisez un stylo de calligraphie ou un marqueur pour écrire votre vœu le plus sincère. Soyez aussi précis ou aussi fantaisiste que vous le souhaitez !

    Raccrochez-le :

     Trouvez une branche de bambou et accrochez votre tanzaku parmi les autres. Regardez votre vœu rejoindre d’innombrables autres, créant une tapisserie de rêves.

Cette coutume simple mais significative reflète l’essence de Tanabata, où l’espoir et les rêves se rejoignent.

Poèmes composés par Philémon

 

La nuit de Tanabata

Un souffle d’été
Les guirlandes colorées
Valsent dans le noir
Chaque vœu une prière
Perdue dans la voie lactée

 

HAÏBUN

Le vœu suspendu

Le village s’illumine doucement à la tombée du jour. Partout, des tanzaku multicolores pendent aux branches de bambous dressées devant les maisons. Une fillette murmure son souhait avant d’attacher le papier : « Revoir papa avant l’automne. » Le bambou ploie sous les mots.


Souhaits accrochés
Les étoiles patientent
Derrière les nuages

Une nuit, deux étoiles

Chaque année, il vient seul au bord de la rivière Katsura. Les rires, les yukatas, les guirlandes dansent autour de lui, mais il regarde le ciel. Orihime et Hikoboshi s’y retrouvent enfin. Leur séparation, leur attente, lui rappellent la sienne. Et à d’autres aussi !


Voie lumineuse
Entre deux cœurs humains
Un silence d’or
 
Philémon
Fête de Tanabata  suite et fin
Fête de Tanabata  suite et fin
Fête de Tanabata  suite et fin

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LA LÉGENDE DU BOUVIER ET DE LA TISSERANDE (Fête de TANABATA)

16 Juillet 2025, 16:21pm

LA LÉGENDE DU BOUVIER ET DE LA TISSERANDE   (Fête de TANABATA)

Cette légende d’origine Chinoise fut importée au Japon (probablement à l’ère Nara, 710-794) en deux versions légèrement différentes, toutes deux liées aux étoiles Véga et Altaïr.

Selon l’une des versions, la septième fille du Dieu du Ciel (Tentei), était nommée Orihimé  "la Princesse Tisserande" (qui, dans la légende, représente l’étoile Véga), car elle  passait ses journées à tisser de magnifiques brocards.

Un jour, cette dernière décida d’aller visiter la Terre où elle rencontra Hikoboshi  (Altaïr, "l'étoile du Bouvier"), dont elle tomba amoureuse. Ils se marièrent et eurent deux enfants.

Cela déplut au Dieu du ciel qui envoya un génie chercher sa fille pour la ramener près de lui.  Hikoboshi se précipita à sa suite mais la mère d'Orihimé fit apparaître une rivière, la voie lactée, et le Bouvier fut séparé de son épouse.

A partir de ce jour-là, les deux amoureux ne cessèrent de pleurer, chacun d’un côté de la rivière. Le Dieu du Ciel, ému, les autorisa a se rencontrer une fois par an, la septième nuit du septième mois lunaire. 

 La légende veut que cette nuit-là, des pies construisent un pont au-dessus de "la rivière du ciel" pour permettre aux deux époux de se rejoindre.

Début juillet on célèbre Tanabata au Japon, littéralement la septième nuit (du septième mois), est aussi appelé la Fête des Étoiles.

A cette période de l’année les étoiles Altaïr (ou Orihimé) et Véga (ou Hikoboshi) sont proches, et particulièrement visibles dans la nuit ainsi que la Voie Lactée.

 

Poésie composée par Philémon

TANABATA

 

Dans le ciel d'été
Les étoiles tissent l’attente
De leur rendez-vous
Un vœu sur papier mince
Danse au souffle du destin

 

Pliés avec soin
Des mots secrets s'accrochent
Au bambou flottant
L'encre commence à courir
Comme des pensées vers eux

 

 

Petites lanternes
Glissent sur la rivière
Silencieusement
Chacune un cœur qui espère

La nuit de Tanabata.

 

Philémon

LA LÉGENDE DU BOUVIER ET DE LA TISSERANDE   (Fête de TANABATA)

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CARPES KOI suite et fin

11 Juillet 2025, 18:39pm

CARPES KOI  suite et fin
CARPES KOI  suite et fin
Au Japon, les éleveurs de carpes koï les ont classées en neuf catégories où chacune d’entre elles est décrite en coloris et représente un symbole de qualité humaine dont voici la liste rehaussée d’un poème tanka pour chacun :
Poèmes composés par Philémon :

 

Kōhaku (rouge et blanc)
Amour pur et sincère

 

Sous le clair de lune
Rouge et blanc se mêlent
Cœur sans artifices
L'eau chante la fidélité
L’amour pur ne s'efface pas


 

Taishō Sanshoku (blanc, rouge et noir)
Équilibre et harmonie

 

Trio de couleurs
Danse lente sur l'étang
L’équilibre naît
Même dans la tourmente noire
L’harmonie trouve sa voie


 

Showa Sanshoku (noir, rouge et blanc)
Force dans l’adversité

 

Noir comme la nuit
Rouge flamme dans l’ombre blanche
Un cœur invaincu
Les vents contraires te forgent
Tu es beauté de l’épreuve

 

 

Utsurimono (reflets noirs)
Mystère et transformation

 

L’ombre se reflète
Formes fuyantes profondes
Aucun nom ne tient
Changer renaître sans fin
Ainsi vit l’esprit caché


 

Bekko (écaille noire sur fond clair)
Discipline et calme

 

Sous la paix du lac
Marques noires sur peau de lait
Repos maîtrisé
La sagesse du silence
Révèle la voie du zen


 

Asagi (bleu clair, écailles réticulées)
Sérénité et paix intérieure

 

Bleu d’un ciel profond,
La surface frissonne à peine,
Esprit transparent
L’onde calme du matin
Berce les doutes dormants


 

Ogon (doré uni)
Richesse et prospérité

 

Un éclat de feu
Glisse entre les verts lotus,
Soleil sous la peau
La fortune qui circule
S'ancre dans l’âme fertile

 

Kikokuryu (noir métallique et blanc)
Protection spirituelle

 

Lame de lumière
Ombre dure comme l’acier
Gardien du silence
La foi est carpe d'argent
Qui veille dans l'invisible


 

Ginrin (brillant comme des diamants)
Magie intuition rêve

 

Un éclair d’étoile
Passe entre les nénuphars
Songes éveillés
L’invisible se dévoile
Au regard du jeune enfant

 

Philémon

CARPES KOI  suite et fin
CARPES KOI  suite et fin
CARPES KOI  suite et fin
CARPES KOI  suite et fin
CARPES KOI  suite et fin

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CARPES KOI (SUITE)

7 Juillet 2025, 18:32pm

CARPES KOI   (SUITE)

Les carpes koï sont des poissons d’ornement très prisés, notamment dans les jardins japonais. Voici un aperçu de leurs caractéristiques principales :

  • Elles sont issues de la carpe commune (Cyprinus carpio) et ont été élevées sélectivement au Japon dès le XIXe siècle pour leur beauté.

    Le mot koï signifie simplement carpe en japonais, mais hors du Japon, il désigne spécifiquement ces variétés ornementales.

  • Les koïs sont réputées pour leurs motifs colorés : blanc, rouge, noir, jaune, bleu, orange...

    Il en existe de nombreuses variétés, comme :

    • Kohaku : blanc avec des taches rouges

      Sanke (Taisho Sanke) : blanc, rouge et noir

      Showa (Showa Sanshoku) : noir avec rouge et blanc

      Ogon : unie, métallique (souvent dorée ou argentée)

  • En Asie, la carpe koï est un symbole de force, de persévérance et de réussite (à cause de sa capacité à nager à contre-courant).

    Elle est aussi associée à la chance, la prospérité et l’amour.

Habitat et soins
  • Elles vivent généralement dans des bassins extérieurs bien oxygénés, avec une bonne filtration et une profondeur suffisante (au moins 1,2 m pour résister au gel).

    Elles peuvent atteindre 70 à 90 cm de long, voire plus, et vivre 20 à 30 ans, certaines dépassant même les 50 ans dans de bonnes conditions.

    Leur alimentation doit être adaptée selon la saison (plus riche en été, réduite en hiver).

Valeur
  • Certaines carpes koï de haute qualité peuvent coûter des milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros.

    Leur valeur dépend de la forme du corps, des couleurs, des motifs, de la lignée et de leur santé générale.

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    Haïbun composé par Philémon
    Le jardin du temple

    Dans le silence matinal, je m’arrête au bord de l’étang du temple Ryōan-ji. Les carpes glissent sous les feuilles tombées, comme des pensées anciennes. Leurs couleurs vives semblent danser avec les souvenirs. Une vieille dame nourrit les poissons. Je me demande si l’une d’elles reconnaît sa main.


    Carpes en cercle
    Le vent amignonne l’eau
    Aussi rien ne presse

    Tanka

    Composés par Philémon

    Sous les cerisiers

  • Une carpe rouge remonte

  • Le courant paisible

  • Comme un poème ancien

  • Que le vent nous récite

     

    Miroir de l’étang
    Les carpes aux mille couleurs
    Dansent sans un bruit
    La montagne les nuages
    Tiennent leur souffle pour voir

     

    Chaque mouvement
    Dessine sur l’eau des cercles
    Assez fugitifs
    Comme si le temps voulait
    Lui aussi rester un peu

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    Philémon

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