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Poésie Japonaise

LES GEISHAS Deuxième et dernière partie

20 Février 2025, 10:02am

LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie

Les geishas jouent de plusieurs instruments traditionnels japonais, essentiels à leurs représentations artistiques.

Voici les principaux :

Shamisen :

L'instrument le plus emblématique des geishas.
Le shamisen est un luth à trois cordes avec une caisse de résonance recouverte de peau (autrefois de chat ou de chien, aujourd’hui souvent synthétique).
Il se joue avec un grand plectre appelé bachi et produit un son à la fois percussif et mélodieux. Les geishas l’utilisent pour accompagner le chant et la danse.

Le shamisen reste l’instrument principal des geishas, souvent combiné au chant (nagauta ou kouta) et à la danse traditionnelle. Ces instruments ajoutent à l’ambiance raffinée et intime des banquets où elles se produisent.

Tsuzumi : Tambours traditionnels

Les geishas jouent parfois du tsuzumi, un tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Noh et Kabuki. Il en existe deux types :

  • Kotsuzumi : Plus petit, il se tient à l’épaule et produit un son aigu.

    Ōtsuzumi : Plus grand, il se joue sur la cuisse et a un son plus grave et puissant.

Fue : Flûte japonaise

Certaines geishas maîtrisent la fue, une flûte en bambou utilisée dans la musique traditionnelle et le théâtre Noh. La plus courante est la shakuhachi, qui produit un son profond et mélancolique.

Taiko : Tambour japonais
Bien que les geishas ne le jouent pas souvent elles-mêmes, le taiko accompagne parfois leurs performances de danse. C’est un grand tambour utilisé dans les festivals et les spectacles de musique traditionnelle.
Koto : Cithare japonaise

Moins courant chez les geishas, le koto est une grande cithare à 13 cordes, posée à plat et jouée avec des onglets fixés aux doigts. Il est souvent utilisé pour des pièces musicales plus sophistiquées.

Le koto trouve ses racines en Chine, où un instrument similaire, appelé guzheng existait depuis plus de 2 000 ans. Il a été introduit au Japon vers le VIIe siècle, durant la période de Nara (710-794), par l'intermédiaire de la culture chinoise et coréenne. À cette époque, il était utilisé dans la musique de cour impériale, appelée gagaku

Au fil des siècles, le koto a évolué pour devenir un instrument distinctement japonais. Voici quelques étapes clés de son développement :

  1. Période de Heian (794-1185)

    • Le koto devient un instrument prestigieux, joué principalement à la cour impériale par des nobles et des prêtres.

      Il est associé à l'élégance et à la poésie.

    Période d'Edo (1603-1868) : Popularisation

    • Le musicien (Yatsuhashi Kengyō 1614-1685) est considéré comme le "père du koto moderne". Il simplifie le répertoire et le rend accessible à un public plus large.

      Le koto commence à être joué par les samouraïs et les femmes de la noblesse.

    Époque moderne

    • Il devient un instrument important dans la musique traditionnelle japonaise.

      Des compositeurs contemporains l’intègrent dans des styles fusionnant tradition et modernité.

Caractéristiques du Koto
  • Traditionnellement fabriqué en bois de paulownia.

    13 cordes en soie ou en nylon, accordées avec des chevalets mobiles 

  • Joueurs célèbres

  • : Yatsuhashi Kengyō et Michio Miyagi (qui a modernisé le koto au XXe siècle).

Aujourd’hui, le koto est encore joué lors de concerts, festivals et même dans des collaborations avec des musiciens modernes

Compositions les plus renommées :

Rokudan no Shirabe Yatsuhashi Kengyō
 Un classique du XVIIe siècle, souvent considéré comme le morceau fondateur du koto moderne.

Haru no Umi Michio Miyagi
 Une pièce célèbre qui évoque la mer printanière, souvent jouée au Nouvel An au Japon.

Midare Yatsuhashi Kengyō

 

Tankas composés par Philémon

Sous le clair de lune
Un shamisen solitaire
Compose lentement
Une danse éphémère
Fleur née dans la brume d’or

 

Pluie sur les pavés
Parfum mêlé de cerise
Ombrelle pliée
Elle marche muse en fuite
Dans le soupir du matin

 

Les pas sur les pierres
Susurrent comme des feuilles
La nuit est témoin
D’un poème en mouvement
Gravé dans l’ombre du temps

 

Haïkus

Sous l’ombrelle rouge
Elle danse avec le vent
Pluie sur le jardin

Shamisen vibrant
Sous la lune d’or suspendue
Elle a disparu

 

Philémon
 

  1.  

 


 

Le bac de Yoroi Kaimi-chô, la Geisha s'apprête à embarquer, estampe de Utagawa Hiroshige

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LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie
LES GEISHAS     Deuxième et dernière partie
Commenter cet article
M
bonjour <br /> venant dun blog ami je me suis permise de passer <br /> <br /> quelle bonne idée des poémes JAPONAIS je suis sous le charme le Japon un pays qui me plairait de visiter ..<br /> <br /> et aussi le plaisr de voir de magnifiques photos <br /> kénavo
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Bonjour et bienvenue à vous Monica sur mes pages de vélin.<br /> <br /> En effet le Japon est très riche en traditions , croyances ancestrales et respect de la nature, jouant un rôle attractif vers sa civilisation.<br /> <br /> Autorisez-vous à passer comme il vous plaira, vous y trouverez toujours une poésie en miroir aux évènements se déroulant au Japon ainsi qu'une illustration traditionnelle<br /> <br /> Mersi bras et kenavo 💐💐💐
R
Bonjour Philémon ton article sur les geishas et les instruments traditionnels japonais est fascinant tu nous invites à découvrir la richesse culturelle de ces artistes et leur maîtrise de la musique et de la danse les tankas et haïkus que tu as composés ajoutent une belle touche poétique à ton texte je te souhaite un bon weekend Philémon.
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J'ai eu envie de montrer qui sont les Geishas en réalité , loin des idées fausses colportée par la famille des " ON DIT"<br /> <br /> A bientôt Régis
M
Très bel article très instructif !<br /> Bon week-end Philémon.
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Merci Dominique.<br /> <br /> Plein d'excuses pour répondre tardivement, bonne semaine.
L
Les kimonos sont vraiment magnifiques.<br /> Bon weekend Laurence
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Merci Laurence pour tes appréciations.<br /> <br /> A bientôt
A
Encore une belle leçon pour moi qui était restée au stéréotype occidental des geishas prostituées. Merci à toi
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C'est dans ce but que j'ai rédigé cet article afin de montrer la différence entre les Geishas et les autres professions.<br /> Les Geishas sont éduquées pour présenter et garder les traditions de musique, de poésies, de danses entre autre chose.<br /> <br /> Il y a également l'art du kimono dont certains coûtent une petite fortune en soie , autour de 8 à 10.000 € avec la ceinture obi.<br /> <br /> Tu devrais en louer un, je pense que cela t'irait bien au teint !!!<br /> <br /> Bonne soirée Annie et merci pour ta visite. 💐🌹🌹
M
Merci pour ce bel article qui nous fait voyager<br /> -------------------------------<br /> <br /> Obi dans le dos<br /> Tasse de porcelaine à la main<br /> Cérémonie du thé
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Merci Madrigal, j'ai apprécié votre poésie et vous demande à quel moment se tiendra la cérémonie du thé Chanoyu, je vous enverrai des biscuits maison au thé Matcha....<br /> <br /> Bon week-end.
J
Que de talents elles ont, en plus d'être ravissantes... merci, bon jeudi, jill
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C'est vrai, ce sont des lettrées et érudits dans de nombreux arts traditionnels, leur formation dure de 7 à 9 ans avec un perfectionnement à la demande.<br /> <br /> Depuis peu d'années, le Japon enregistre un regain pour cette activité qui demande toutefois, un certain sacrifice.<br /> <br /> Merci Jill bill pour la visite et bonne fin de semaine.🌹🌹🌹