LES GEISHAS Deuxième et dernière partie
Les geishas jouent de plusieurs instruments traditionnels japonais, essentiels à leurs représentations artistiques.
Voici les principaux :
Shamisen :
Le shamisen est un luth à trois cordes avec une caisse de résonance recouverte de peau (autrefois de chat ou de chien, aujourd’hui souvent synthétique).
Le shamisen reste l’instrument principal des geishas, souvent combiné au chant (nagauta ou kouta) et à la danse traditionnelle. Ces instruments ajoutent à l’ambiance raffinée et intime des banquets où elles se produisent.
Les geishas jouent parfois du tsuzumi, un tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Noh et Kabuki. Il en existe deux types :
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Kotsuzumi : Plus petit, il se tient à l’épaule et produit un son aigu.
Ōtsuzumi : Plus grand, il se joue sur la cuisse et a un son plus grave et puissant.
Certaines geishas maîtrisent la fue, une flûte en bambou utilisée dans la musique traditionnelle et le théâtre Noh. La plus courante est la shakuhachi, qui produit un son profond et mélancolique.
Moins courant chez les geishas, le koto est une grande cithare à 13 cordes, posée à plat et jouée avec des onglets fixés aux doigts. Il est souvent utilisé pour des pièces musicales plus sophistiquées.
Le koto trouve ses racines en Chine, où un instrument similaire, appelé guzheng existait depuis plus de 2 000 ans. Il a été introduit au Japon vers le VIIe siècle, durant la période de Nara (710-794), par l'intermédiaire de la culture chinoise et coréenne. À cette époque, il était utilisé dans la musique de cour impériale, appelée gagaku
Au fil des siècles, le koto a évolué pour devenir un instrument distinctement japonais. Voici quelques étapes clés de son développement :
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Période de Heian (794-1185)
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Le koto devient un instrument prestigieux, joué principalement à la cour impériale par des nobles et des prêtres.
Il est associé à l'élégance et à la poésie.
Période d'Edo (1603-1868) : Popularisation
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Le musicien (Yatsuhashi Kengyō 1614-1685) est considéré comme le "père du koto moderne". Il simplifie le répertoire et le rend accessible à un public plus large.
Le koto commence à être joué par les samouraïs et les femmes de la noblesse.
Époque moderne
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Il devient un instrument important dans la musique traditionnelle japonaise.
Des compositeurs contemporains l’intègrent dans des styles fusionnant tradition et modernité.
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Traditionnellement fabriqué en bois de paulownia.
13 cordes en soie ou en nylon, accordées avec des chevalets mobiles
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Joueurs célèbres
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: Yatsuhashi Kengyō et Michio Miyagi (qui a modernisé le koto au XXe siècle).
Aujourd’hui, le koto est encore joué lors de concerts, festivals et même dans des collaborations avec des musiciens modernes
Compositions les plus renommées :
Rokudan no Shirabe Yatsuhashi Kengyō
Un classique du XVIIe siècle, souvent considéré comme le morceau fondateur du koto moderne.
Haru no Umi Michio Miyagi
Une pièce célèbre qui évoque la mer printanière, souvent jouée au Nouvel An au Japon.
Midare Yatsuhashi Kengyō
Tankas composés par Philémon
Sous le clair de lune
Un shamisen solitaire
Compose lentement
Une danse éphémère
Fleur née dans la brume d’or
Pluie sur les pavés
Parfum mêlé de cerise
Ombrelle pliée
Elle marche muse en fuite
Dans le soupir du matin
Les pas sur les pierres
Susurrent comme des feuilles
La nuit est témoin
D’un poème en mouvement
Gravé dans l’ombre du temps
Sous l’ombrelle rouge
Elle danse avec le vent
Pluie sur le jardin
Shamisen vibrant
Sous la lune d’or suspendue
Elle a disparu
Philémon
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