Essai d’une prose poétique à la manière du Maître Bashô (1644-1694), suivi d’un haïku de circonstance
Dans les vignes, la lumière de fin d’été, caresse les grappes alourdies, suspendues comme des joyaux au creux des sarments noueux. Le sol exhale son parfum de terre humide, de bois et de fruits mûrs et la douceur de l’air porte les chuchotements des feuilles sous la brise discrète. Ici, le temps s’étire et se concentre en une goutte de sève, un rayon d’or, un soupir d’automne.
Les vendangeurs, silhouettes courbées entre les rangs, recueillent le fruit d’une attente silencieuse, patiente, tandis que le raisin, comme une promesse, s’offre au pressoir pour renaître en rubis et ambre liquide , chaque grain qui explose est un éclat de soleil, chaque bouteille scellée est un poème qui attend d’être chanté.
Poème haïku composé par Philémon
Phébus met en joie
Vignerons et amateurs
Du divin nectar
Philémon
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