Sanctuaire de FUSHIMI INARI TAISHA
Afin de vous présenter ce lieu exceptionnel , je me suis inspiré des guides touristiques et notices de voyages au Japon.
Fushimi Inari Taisha est le plus grand sanctuaire shinto du Japon, situé au sud de Kyoto.
La beauté de ce complexe incontournable se dévoile au gré d'une randonnée pédestre qui sillonne le mont forestier, balisée par des milliers de portiques vermillons appelés torii.
Fushimi Inari Taisha est le principal et le plus grand sanctuaire consacré à la divinité Inari ; il chapeaute les 30.000 environ, lieux de cultes qui lui sont dédiés dans l’archipel.
Situé sur le mont Inari au sud de la chaîne de Higashiyama, il est facilement accessible depuis le centre de Kyoto grâce aux trains JR et Keihan et aux bus
D’ailleurs, il figure parmi les lieux les plus visités de l’ancienne capitale impériale, accueillant plusieurs millions de visiteurs par an, dont à peu près 3 millions pour la première prière de l’année Hatsumode (1ère visite dans un sanctuaire religieux pour la nouvelle année , entre les 1er et 3 janvier)
En 2011, il a célébré ses 1.300 ans mais ses prêtres estiment que l’endroit aurait été une terre sacrée depuis bien plus longtemps encore.
La fondation officielle de Fushimi Inari Taisha remonterait à 711. Le puissant clan Hata y installe sa divinité tutélaire Inari, qui préside notamment à l’agriculture, pour remédier à une année de mauvaises récoltes de riz.
Au début de l’époque de Heian (794 - 1185), le sanctuaire passe sous le patronage impérial et Kukai (Kobo Daishi), figure religieuse majeure au Japon, qui place son templeTo-ji sous la protection d’Inari, contribuant ainsi à la popularisation de ce kami et à la construction de ses sanctuaires dans tout le pays.
L’importance d’Inari-jinja grandit au fil des siècles et le culte d’Inari se complexifie. Ainsi, son champ d’action s’étend progressivement au commerce, à l’artisanat ou à l’industrie, et globalement à la recherche de prospérité.
Aujourd’hui, on le prie également pour la fertilité et les amours.
L’enceinte s’ouvre par la porte monumentale Romon, cadeau de Hideyoshi Toyotomi en 1589, et s’étend sur environ 87 hectares du pied jusqu'au sommet du mont Inari.
Malgré l’ancienneté du lieu, la plupart des édifices sont relativement récents, datant au plus tôt du XVe siècle.
Il en est de même pour l’attraction principale de Fushimi Inari Taisha : le tunnel de 10000 portails vermillons Senbon torii, dont la tradition remonte à la période Edo (1603 - 1868).
Les torii sont considérés comme des ex-voto destinés à Inari, en remerciements de vœux exaucés ou pour appuyer une prière.
En raison de l’association d’Inari à la prospérité et à la réussite en affaires, les torii offerts par les commerçants et entreprises se sont multipliés et constituent aujourd’hui la plus grande partie du tunnel.
Les inscriptions au dos des portiques, mystérieuses pour ceux qui ne lisent pas le japonais, rappellent en fait les noms des donateurs et la date du don.
S’attirer les faveurs d’Inari a un certain coût : il faut compter entre 175.000Y (~947€) et 1,3 million de Yens (~7.036€) en fonction de l’emplacement du torii !
Cette accumulation publicitaire est devenue une véritable image d’Épinal de Kyoto et son esthétique attire les foules.
La randonnée de Fushimi Inari Taisha consiste à faire l'ascension à pied du mont Inari qui culmine à 233 mètres environ, en traversant plusieurs tunnels de torii vermillons et via différents escaliers de pierre.
À l’entrée principale, l’enceinte sacrée est signalée par un 1er torii géant à côté duquel se dresse la porte Romon.
Il vous est conseillé de visiter brièvement le pavillon principal Go Honden, classé Trésor National, à l’architecture richement ornée de style Azuchi-Momoyama, avant d’accéder au début de la randonnée et aux premiers torii du tunnel Senbon torii.
La plupart des visiteurs se concentrent ici jusqu’à une première patte d’oie pour capturer la photo la plus percutante possible.
Cette partie est la plus embouteillée et certainement la plus désagréable à traverser mais, passé le premier embranchement, le calme et l’ambiance spirituelle reprennent peu à peu leurs droits.
Plus on monte, moins il y a de randonneurs et plus les torii sont variés, de pierre ou de bois et de toutes tailles.
Il ne faut pas hésiter à explorer les chemins de traverse qui mènent à de petits autels secondaires.
Au cours de l’ascension quelques boutiques vendent des toris (à partir de 2.500¥ / ~13,53€) ou des ema en forme de tête de renard, l’animal messager d’Inari dont de nombreuses statues sont aussi disséminées un peu partout.
En raison de l’association d’Inari à la prospérité et à la réussite en affaires, les torii offerts par les commerçants et entreprises se sont multipliés et constituent aujourd’hui la plus grande partie du tunnel.
Les inscriptions au dos des portiques, mystérieuses pour ceux qui ne lisent pas le japonais, rappellent en fait les noms des donateurs et la date du don.
S’attirer les faveurs d’Inari a un certain coût : il faut compter entre 175.000Y (~947€) et 1,3 million de Yens (~7.036€) en fonction de l’emplacement du torii !
Cette accumulation publicitaire est devenue une véritable image d’Épinal de Kyoto et son esthétique attire les foules.
La randonnée de Fushimi Inari Taisha consiste à faire l'ascension à pied du mont Inari qui culmine à 233 mètres environ, en traversant plusieurs tunnels de torii vermillons et via différents escaliers de pierre.
Le parcours arboré à flanc de colline représente :
-
- une distance d’environ 4 à 5 kilomètres ;
- un nombre de 12.000 marches à grimper puis redescendre ;
- un point de vue en hauteur sur le sud de la ville de Kyoto qui se dévoile à l'intersection Yotsutsuji ;
- pour une durée totale d’environ 2 à 3 heures, dont 30 minutes environ pour faire la boucle au sommet du mont.
À l’entrée principale, l’enceinte sacrée est signalée par un 1er torii géant à côté duquel se dresse la porte Romon.
Il vous est conseillé de visiter brièvement le pavillon principal Go Honden, classé Trésor National, à l’architecture richement ornée de style Azuchi-Momoyama, avant d’accéder au début de la randonnée et aux premiers torii du tunnel Senbon torii.
La plupart des visiteurs se concentrent ici jusqu’à une première patte d’oie pour capturer la photo la plus percutante possible.
Cette partie est la plus embouteillée et certainement la plus désagréable à traverser mais, passé le premier embranchement, le calme et l’ambiance spirituelle reprennent peu à peu leurs droits.
Plus on monte, moins il y a de randonneurs et plus les torii sont variés, de pierre ou de bois et de toutes tailles.
Il ne faut pas hésiter à explorer les chemins de traverse qui mènent à de petits autels secondaires.
Au cours de l’ascension quelques boutiques vendent des toris (à partir de 2.500¥ / ~13,53€) ou des ema en forme de tête de renard, l’animal messager d’Inari dont de nombreuses statues sont aussi disséminées un peu partout.
Poésie FUSHIMI INARI par Philémon
Tankas
Sous l'arche rouge
Le renard guette l'aube
Dans le silence
Mille torii se succèdent
Rivière de feu dormant
La pluie de printemps
Vernit les piliers sacrés
Du sentier humide
Où les pas des visiteurs
Semblent encore résonner
Montagne d'Inari
Les cèdres gardent le seuil
Des dieux camouflés
Chaque torii franchi ouvre
Comme une chambre du cœur
Que du vermillon
Le chemin n'a plus de fin
Dans la pénombre
Un rayon d'or se suspend
Entre deux mondes unis
Le vent du soir joue
Dans les lanternes de pierre
Un cri de corbeau
Les dix mille portes veillent
Sur les songes des hommes
Au sommet brumeux
La ville devient nuage
Derrière les arcs
Il cherche un vieux poème
Gravé dans l'ombre du bois
Sous le clair de lune
Les portiques vermillons
Forment un tunnel
Chaque pas abandonne
Un regret au bord du sentier
La foule se presse près des bâtiments principaux, mais dès les premiers torii franchis, le bruit se dissout. Le rouge intense des portiques absorbe les hésitations du voyageur. Chaque arche semble identique à la précédente, et pourtant chacune possède sa propre respiration. Peu à peu, le monde ordinaire reste derrière soi
Torii sans fin
Entre deux piliers rouges
Le chant d'un merle
Le sentier serpente sur les pentes du mont Inari. Les dons gravés au dos des torii racontent des générations de marchands, d'artisans et de croyants. Le temps paraît se plier à la courbe de la montagne. Plus on monte, plus le silence devient dense
Dans la mousse verte
Des feuilles d'érable roulent
Pas des pèlerins
À un croisement, une statue de renard porte une clé dans sa gueule. Le regard de pierre semble suivre les visiteurs. Gardien des récoltes et messager des divinités, il veille depuis des décennies, peut-être des siècles, sur ce flot incessant d'êtres humains qui cherchent une réponse ou simplement un instant de paix
Sous l'œil du renard
La cloche du sanctuaire
Frémit dans le vent
La descente commence alors que le soleil décline. Les torii deviennent plus sombres, presque pourpres. Entre leurs colonnes s'allument les premières lueurs de Kyoto. Le voyageur comprend que le chemin ne conduisait pas seulement vers un sommet, mais vers une manière différente de regarder le monde.
Crépuscule rouge
Au bout du dernier torii
La ville scintille.
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