SYMPHONIE AUTOMNALE
Poésie par Philémon
Feuilles écarlates
Sous le vieux pont de bois noir
L’eau qui tourbillonne
Chaque reflet emporte
Un fragment de ton souffle
Sur la véranda
Un bol oublié fume encore
Le soir s’installe
Des grillons accompagnent
Le silence des montagnes
Dans la rivière
Les feuilles rouges descendent
Lente dérive
Ce courant les emporte
Vers un océan lointain
Un gong de temple
Dans le soir de novembre
Long écho profond
Les érables s’inclinent
Comme pour saluer l’ombre
Haibun
En ce soir clair, les familles s’assemblent sur la terrasse. Le riz nouveau brille dans les coupes, les pampas argentés se dressent dans un vase. La lune d’automne, ronde et immense, semble veiller sur chaque sourire.
lune d’automne
dans le bol de riz fumant
une mer de lait
Il traverse la vallée. Chaque érable semble embrasé, chaque pierre recouverte de feuilles éclatantes. Le vent disperse ces fragments comme des flammes fragiles. L’automne est un incendie qui ne détruit rien, seulement le temps.
érables en feu
le ruisseau emporte lentement
un ciel écarlate
Devant chaque maison, des grappes de kakis sèchent au soleil. Les cordes oscillent doucement dans le vent. Leur couleur orange éclaire les façades grises. On dirait des lanternes pour accueillir l’hiver.
kakis suspendus
dans le vent de la montagne
un parfum sucré
Philémon
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