POÉSIE AUTOMNALE
Poèmes par Philémon
Un pont vermillon
Sur l’eau douce du torrent
Flottent des érables
Son ombre se dissout
Dans l’ardeur des couleurs
Au temple vide
Le son des gongs résonne
Loin dans la vallée
L’automne se recueille
En silence mordoré
Le ginkgo doré
Éclaire la ruelle
Comme un soleil
Qui décline sans regret
Dans l’air léger de Kyoto
À la tombée du jour, il s’arrête devant un temple. Le moine frappe le gong, et le son se propage comme une onde dans la vallée. Les montagnes répondent d’un silence profond. Dans la lumière déclinante, il comprend alors que l’automne n’est pas seulement de la couleur, mais aussi de l’effacement.
A l’ombre des pins
Le parfum de sésame
S’échappe du feu
/image%2F8219753%2F20241029%2Fob_6e531f_pique-nique-automnal.jpg)
/image%2F7057764%2F20251118%2Fob_2af4a7_estampe-de-kawase-hasui-1932-averse-au.jpg)
/image%2F7057764%2F20251118%2Fob_952cae_calendrier-de-rougissement-des-momiji.jpg)
/image%2F7057764%2F20251118%2Fob_47cbf9_paysage-d-automne1.jpg)