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Poésie Japonaise

SUMO suite et fin.

31 Mars 2025, 09:39am

Estampe de Kuniyoshi Utagawa , portrait d'un yokozuna (Grand champion)

Estampe de Kuniyoshi Utagawa , portrait d'un yokozuna (Grand champion)

Gyoji (l'arbitre en costume traditionnel)

Gyoji (l'arbitre en costume traditionnel)

Les lutteurs doivent prendre énormément de poids pour être plus lourds et stables sur le dohyō. Leur plat principal est le chankonabe, un ragoût hyperprotéiné.

Composition du Chankonabe :
  • Viande : Poulet (traditionnel), bœuf, porc.

    Poisson et fruits de mer : Saumon, crevettes, etc.

    Légumes : Chou, champignons, poireaux, carottes.

    Tofu et nouilles : Sources de protéines et glucides.

    Bouillon : À base de dashi, miso ou sauce soja.

Les lutteurs accompagnent souvent cela de grandes quantités de riz et de bière pour augmenter leur apport calorique.

Le poids des sumotori varie énormément selon leur style de combat et leur morphologie :

  • Poids moyen en division Makuuchi : 150 à 160 kg

    Les plus légers : Autour de 110 kg (certains lutteurs misent sur la vitesse plutôt que la masse).

    Les plus lourds : Tokushoryu (190 kg), Akebono (233 kg), Orora (292 kg !)

À titre de comparaison, un sumotori moyen pèse 2 fois plus qu’un rugbyman et 3 fois plus qu’un homme japonais moyen (65 kg).

La formation d’un lutteur de sumo commence très jeune et dure toute sa carrière, mais voici les étapes principales :

1. Entrée dans une écurie (Heya)
  • Les jeunes recrues, appelées shin-deshi, entrent dès 15-16 ans après le collège.

    Ils rejoignent une écurie (heya) dirigée par un ancien lutteur (oyakata).

    Aucune formation académique n’est requise, mais les lutteurs venant d’universités peuvent entrer plus tard (vers 21-23 ans).

2. Formation intensive (1 à 5 ans)

La première année est la plus dure, avec un entraînement quotidien épuisant :

  • Réveil à 5h du matin

    4-5 heures d’entraînement (exercices de souplesse, combats, répétition de chutes).

    Tâches ménagères et service aux lutteurs plus anciens.

    Alimentation stricte avec des repas hypercaloriques.

    Pas de liberté personnelle : Pas de téléphone, peu de sorties.

Les plus talentueux atteignent la division Jūryō en 3-5 ans, mais certains mettent 10 ans ou ne montent jamais.

3. Accession à l’élite (Makuuchi)
  • Seuls quelques élus atteignent la division Makuuchi.

    Temps moyen pour atteindre l’élite : 5 à 10 ans après l’entrée.

    Progression basée sur les résultats : Les défaites peuvent faire redescendre un lutteur dans les divisions inférieures.

4. Fin de carrière et retraite
  • La plupart des sumotori prennent leur retraite entre 35 et 40 ans.

    Les meilleurs deviennent entraîneurs (oyakata) dans leur écurie.

    D’autres ouvrent des restaurants, travaillent à la TV ou deviennent commentateurs.

En résumé :


Début : 15-16 ans (ou plus tard pour les universitaires).
Formation intense : 1 à 5 ans pour atteindre un niveau compétitif.
Accession à l’élite : Entre 5 et 10 ans pour atteindre Makuuchi.
Retraite : 35-40 ans en moyenne

 

Tankas composés par Philémon

 

Avant d’affronter
Ils jettent le sel priant
Les dieux de la terre
Puis se figent tels des rocs
Prêts à défier l'infini

 

Dans un court instant
Un choc inévitable
Deux mondes croulent
Un seul lutteur reste droit
L’autre goûte la poussière

 

Au geste du gyoji
Sous la sueur et la peur
Début du combat
Mais déjà dans un éclat
L’un est hors du cercle blanc

 

D’efforts en efforts
Son corps sculpté par le temps
Devient un rempart
Mais dans ses rêves parfois
Il danse léger dans le vent

 

Philémon

Lutteurs de sumo, estampe de Kunisada, trityque, 1860.

Lutteurs de sumo, estampe de Kunisada, trityque, 1860.

Cérémonie de clôture d'un combat.

Cérémonie de clôture d'un combat.

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S
Ils sont impressionnants , j'imagine qu'avec ce poids ils prennent un risque pour leur santé !<br /> Les estampes sont très belles .<br /> Bonne soirée philémon , merci pour ta visite au blog .<br /> Bien amicalement <br /> Solange
Répondre
OUI le risque existe et il le savent.<br /> <br /> Merci Solange.
D
Je ne pourrais jamis faire du Sumo. Je ne pèse que 75 kg !!
Répondre
Il nest peut-être pas trop tard ?
S
Très enrichissant ton article sur l'art du combat..en tant que Sumo...<br /> Hier, nous avons vu aussi un reportage sur un sport de lutte ancestrale en Inde...Le Kushti<br /> très interessant aussi .<br /> <br /> Merci de nous partager ta passion du Japon.<br /> <br /> Je ne sais plus si je t'ai prévenur, le concours pour Avril est lancé..<br /> <br /> Belle journée à toi<br /> <br /> Bises Poétiques<br /> <br /> MevLy
Répondre
Je suis désolé pour ma réponse tardive qui ne m'a pas empêché d'apprécier ton passage.
R
Bonjour Philémon, bel article plonge avec précision et passion dans l’univers du sumo mettant en lumière les exigences physiques et mentales de ces lutteurs au parcours rigoureux ton exploration de leur formation et de leur alimentation met en avant la discipline nécessaire pour atteindre l’élite tes tankas apportent une dimension poétique et introspective à cet art martial capturant la force la détermination et les instants fugaces du combat une belle manière de mêler tradition et réflexion autour de ce sport emblématique du Japon, bonne fin de semaine à toi.
Répondre
J'ai voulu expliquer ce qu'était ce sport très particulier du Japon.<br /> <br /> Merci et à bientôt
J
Belle ronde de sumos ! Un combat bien décrit en mot, merci, jill
Répondre
Merci jill.<br /> <br /> Amitiés