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Poésie Japonaise

SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO

28 Mars 2025, 18:09pm

Les lutteurs de sumo Nakogafuchi Kandayû et Takagazi Ichizurô , vers 1790, estampe de Hokusai

Les lutteurs de sumo Nakogafuchi Kandayû et Takagazi Ichizurô , vers 1790, estampe de Hokusai

 

Le sumo remonte à l’Antiquité japonaise et trouve ses racines dans les rituels shintoïstes. Il était pratiqué dans des sanctuaires comme un rite religieux pour divertir les dieux et garantir de bonnes récoltes. Les premières traces écrites datent du 8ᵉ siècle, mais il aurait existé bien avant.

Sous l’ère Edo (1603-1868), le sumo est devenu un sport organisé avec des compétitions régulières, des règles officielles et une hiérarchie stricte.

But du Sumo

Le sumo oppose deux lutteurs dans un cercle appelé dohyō. Le but est de pousser son adversaire hors du cercle ou de lui faire toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Le combat est très bref et dure souvent quelques secondes.

Hiérarchie des Lutteurs (Rikishi)

Les sumotori (lutteurs) appartiennent à une hiérarchie rigide divisée en plusieurs divisions :

  1. Makuuchi (la division élite)

    • Yokozuna (Grand champion) : Le plus haut rang, il n’est atteint qu’après une domination prolongée.

      Ōzeki (Champion majeur) : Juste en dessous du Yokozuna, il doit maintenir des performances élevées pour rester à ce niveau.

      Sekiwake et Komusubi : Des rangs intermédiaires prestigieux.

      Maegashira : Le reste de la division Makuuchi.

       

  2. Jūryō (2ᵉ division professionnelle) :

    Les lutteurs de cette division et au-dessus reçoivent un salaire.

  3. Makushita, Sandanme, Jonidan et Jonokuchi :

    Les divisions inférieures où les jeunes lutteurs font leurs preuves.

Règles et Rituels

  • Avant le combat, les lutteurs effectuent un rituel shinto en jetant du sel pour purifier le dohyō.

    Ils adoptent des postures basses et effectuent un tachiai (choc initial) puissant.

    Les interdictions :

    Pas de coups de poing, d’étranglements prolongés, ni de tirage de cheveux.

    Les combats sont supervisés par un arbitre (gyoji) en tenue traditionnelle.

  • Les lutteurs vivent dans des écuries (heya) sous la tutelle d’un ancien lutteur.

  • La discipline y est stricte :

    Horaires fixes, entraînements rigoureux, et respect des anciens.

     

    Le régime alimentaire repose sur le célèbre chankonabe, un ragoût riche en calories pour favoriser la prise de poids.

  • Bien que traditionnel, le Sumo a évolué et attire des lutteurs du monde entier (Mongolie, Europe, États-Unis). Le Japon organise six grands tournois annuels (Honbasho), et les lutteurs sont suivis comme des célébrités.

    Les lutteurs professionnels de la division Makuuchi (l’élite du sumo) gagnent de l’argent de plusieurs manières :
  • Salaire mensuel:
    • Yokozuna : ~3 millions de yens (environ 18 500 €)

      Ōzeki : ~2,5 millions de yens (environ 15 500 €)

      Sekiwake/Komusubi : ~1,8 million de yens (environ 11 000 €)

      Maegashira : ~1,4 million de yens (environ 8 500 €)

      En dessous de la division Jūryō, il n’y a pas de salaire fixe, les lutteurs sont entretenus par leur écurie.

    • Primes et récompenses

      • Primes de performance :

        Les lutteurs qui font des performances exceptionnelles reçoivent des primes spéciales (Shukun-sho, Gino-sho, Kanto-sho).

        Kenshō-kin (enveloppes de sponsors) :

        Chaque combat important attire des sponsors qui offrent des enveloppes (environ 600 € par enveloppe, et un lutteur peut en gagner plusieurs par combat).

        Prime de tournoi :

        Le gagnant du tournoi reçoit environ 10 millions de yens (~62 000 €), plus des cadeaux (voitures, trophées, etc.).

  • Revenus annexes
  • Publicité et partenariats (surtout pour les Yokozuna et Ōzeki).
    • Retraite et reconversion : Certains deviennent entraîneurs (Oyakata) ou font de la télévision.

 

SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO
Haï bun

Composé par Philémon

La Valse du Vent

Le soleil frappe le sable battu du dohyō. Deux géants se font face, pesants comme des montagnes, légers comme des plumes. Un froissement de sel jeté en offrande. L’air vibre sous la tension. Un éclair, une charge, et l’un d’eux vole hors du cercle, avalé par la poussière.

Au signe du Gyoji*
Le vent danse dans l’arène
Un lutteur s’incline

Haï bun
L’Héritage du Père

Il se souvient du premier jour. Son père, un ancien lutteur, l’avait conduit devant le dohyō. L’odeur du cercle de sable, le silence pesant avant le combat. Aujourd’hui, c’est lui qui s’avance, ceint de son mawashi**, prêt à perpétuer la tradition.

Sur le sol sacré
Les pas de mon père résonnent,
Ma force est sienne.

* le gyoji est l’arbitre

**le mawashi est le pagne porté par les lutteurs de sumo pendant les entraînements et les compétitions.


Philémon
SPORT DE LUTTE JAPONAIS : le SUMO
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M
merci pour cett article lu avec intéret je n avait pas lu tout cela <br /> ainsi que les poémes trés bien dits<br /> bonne journée <br /> kénavo
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Le Sumo est un sport très particulier qui est issu du shintoïsme ce qui en fait sa renommée.<br /> <br /> Merci Monica et bravo pour votre site que j'aime beaucoup
D
pour en revenir a des choses plus légères mais néanmoins importantes, les femmes japonaises pour beaucoup trouvent en ces vénérables sportifs une vraie attirance amoureuse....et nous prouvent encore une fois que c'est pour certaines la taille qui compte....les sumotoris ont des epouses tres jolies mais aussi d'un tres bon niveau.??un peu comme nos footballeurs professionnels.
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Oui, je partage votre point de vue auquel j'ose ajouter : qu'en définitive, pour ces groupies, c'est le muscle qui compte.<br /> <br /> Merci pour votre visite et bonne semaine.
M
Un sport qui n'est certes pas à la portée de tout le monde, celui qui le pratique doit avoir une hygiène de vie sacrément rigoureuse.<br /> Merci Philémon pour les explications très bien détaillées.<br /> Bonne journée printanière
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Merci Madrigal . Toutes mes excuse pour ma réponse tardive.
Effectivement, on peut parler d'hygiène de vie dans le genre !!! Il ne faut tout de même pas oublié les accidents cardio vasculaires , d'une part et la durée de vie moyenne d'un lutteurs est de 65 ans ,soit 11 ans de moins que l'espérance de vie nationale au Japon d'autre part.<br /> <br /> Merci Madrigal pour votre visite. 🌷🌷🌷
D
Un sport bien codifié. J'ai déjà vu des combats et cela m'a intéressé. Ces lutteurs sont impréssionnants !
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Oui Daniel ils font le poids et sont très agiles et vifs.
S
Bonsoir Philémon <br /> Je vois que tu connais bien cette discipline .<br /> Contact et étreinte de luteurs tout en rondeur :) <br /> Belle soirée , merci pour la visite et ce chouette jeu de mots :)<br /> Grosses bises <br /> Solange
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Ces lutteurs d'un genre particulier m'ont toujours intrigué et puis ils sont devenus traditionnels.<br /> Beau WE et à bientôt Solange. 🌸🌹🌷
J
Le sumo, un dieu vivant, un sport "hors norme"..... et impressionnant, merci, amitiés, jill
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Oui, je trouve cela également hors norme, c'est un univers où les êtres ne vivent pas longtemps pour profiter de leur gains..<br /> <br /> Bonne fin de semaine JB, Amitiés.